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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus en Bretagne: beaucoup de précautions prises pour les enterrements

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Pour limiter la propagation du coronavirus, le gouvernement a pris des mesures concernant les enterrements. Les cérémonies sont limitées à 20 personnes et les victimes du virus n'ont plus le droit à des adieux ordinaires. A Rennes, les agences funéraires s'organisent.

Masques et gants obligatoires pour les assistants funéraires
Masques et gants obligatoires pour les assistants funéraires © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES

Dans ses entreprises de pompes-funèbres à Saint-Grégoire et Rennes (Ille-et-Vilaine), Pierre-Yves tente de gérer au mieux la crise sanitaire. Depuis quelques semaines, il ne peut plus travailler comme avant. 

Ce n'est pas comme ça que j'aime faire mon métier.

Désormais, ce chef d'entreprise rennais réalisé la plupart des procédures par téléphone. "Les familles ne viennent que pour signer les papiers et encore, on accepte deux personnes maximum. On garde les masques sur le visage et une certaine distance", raconte Pierre-Yves. 

Pendant les cérémonies, les porteurs de cercueils ont également des masques et les cérémonies se déroulent à  20 personnes maximum. "En revanche, les cérémonies ne peuvent pas se faire a l’intérieur du crématorium, il y a donc un petit hommage de dix minutes a l'extérieur", raconte l'assistant funéraire.  

Une procédure loin du quotidien habituel pour le breton. "Dans ces moments-là, les familles ont besoin de temps...", raconte Pierre-Yves, avant d'ajouter "j'espère que nous n'aurons pas des situations comme en Italie ou en Espagne. Il n'y a plus le coté humain. C'est pas comme ça qu'on voit notre métier". 

Pour les défunts qui ont le virus, la mise en bière n'est plus immédiate mais ... 

Dans le cas ou la victime est morte du Covid-19, la procédure est encore plus contraignante. Jusqu'au 2 avril, la mise en bière était immédiate sur le lieu du décès. Depuis cette date,  les proches peuvent désormais voir le visage de la personne décédée quelques minutes. Mais les règles restent contraignantes malgré tout puisque la famille doit rester à un mètre de distance. Dans ces cas là, les salariés sont équipés de gants, de blouse et de masque pour limiter les risques. 

LIRE AUSSI - Coronavirus : de nouvelles règles pour les obsèques

A Rennes, les huit agences du groupe OGF  (réseau de pompes funèbres), on pris la décision de séparer les victimes du covid, des autres morts. "Nous avons une chambre funéraire réservée pour les victimes du coronavirus. Ça permet de imiter les risque. "

Mais le risque de transmission avec un mort est-il réel ? 

D'après Matthieu Revest, infectiologue et chef de service à Pontchaillou, mieux vaut prévenir que guérir. "Théoriquement, dans l'immense majorité des maladies infectieuses, le patient qui décède n'est plus contaminant. Sauf que là, c'est un virus qu'on ne connait pas bien, il faut prendre des précaution. Peut être que dans trois semaines on apprendra que ce n'était pas utile... " insiste l'infectiologue.

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