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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : pourquoi l'Est de la France est plus touché par l'épidémie

Le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté sont les deux régions les plus touchées par la reprise de l’épidémie de Covid-19 en cette fin décembre. Globalement tout l'Est de la France affiche des taux d'incidences plus élevés qu'à l'Ouest du pays.

Coronavirus : les taux d'incidences sont plus élevés dans l'Est de la France
Coronavirus : les taux d'incidences sont plus élevés dans l'Est de la France - Capture d'écran Géodes

En cette fin décembre, la France est divisée en deux par la reprise de l'épidémie de coronavirus. À l'Ouest, en Bretagne, en Normandie ou en Aquitaine, les taux d'incidence atteignent tout juste les 100 cas pour 100.000 habitants. A l'opposé, la Bourgogne-Franche-Comté est la région la plus touchée avec un taux d’incidence de 210,2 cas pour 100.000 habitants (chiffres en date du 24 décembre). Le Grand-Est arrive juste derrière et affiche des taux d’incidence de 203,2 cas pour 100.000 habitants. 

La météo et les températures plus basses sont l’une des pistes évoquées comme facteur de circulation du virus.

Des températures qui contribuent à une circulation plus active

S’il n’est pas le seul phénomène à entrer en ligne de compte, le froid joue un rôle dans la reprise de l'épidémie. Pour le professeur Yves Hansmann, chef du service d'infectiologie des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg son influence est évidente : "Le froid conserve assez bien tous les micro organismes. Il est donc possible que le froid joue sur une certaine inflammation aux niveaux des muqueuses respiratoires sur lesquelles se fixe le virus."

L’autre explication c’est que notre organisme se montre plus vulnérable en saison hivernale. Le Professeur Samira FAFI Kremer, directrice de l'institut de virologie de Strasbourg ajoute qu’en saison hivernale, notre organisme est plus vulnérable : "Le froid va diminuer notre réponse immunitaire. Il y a aussi l’exposition au soleil. La vitamine D intervient dans nos défenses immunitaires, donc un déficit peut jouer."

Des intérieurs moins ventilés

L’une des recommandations des autorités de santé pour lutter contre la propagation du virus est aussi de ventiler au maximum les pièces. Quand il fait froid, on a tendance à moins aérer les pièces. On passe aussi moins de temps à l’extérieur. On a aussi tendance à se retrouver au chaud, dans des milieux confinés. Cela peut contribuer à favoriser la transmission durant les périodes les plus froides.

Des régions frontalières plus exposées

Le froid n’est pas le seul facteur, car deux autres régions situées à l’Est sur la carte de France font partie de celle où les taux d’incidences sont les plus élevées. C’est le cas en Provence-Alpes-Côte d’Azur (189,5 pour 100.000 habitants) ainsi qu’en Auvergne-Rhône-Alpes (186,7 pour 100.000 habitants). 

Interrogé par France inter, l’épidémiologiste Pascal Crepey avance l’hypothèse d’une situation géographique qui expose plus au virus : "Ces territoires sont des territoires frontières avec le reste de l’Europe. Pour lesquels il peut y avoir plus d’échanges, et plus de passage"  contrairement au territoire de l’Ouest de la France.

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