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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : pourquoi les chiffres des décès sont encore incertains

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Par , France Bleu

Dans un rapport publié ce mercredi, Santé Publique France estime entre 25.000 et 30.000 le nombre de décès liés au Covid-19 entre le 2 mars et le 31 mai 2020. Une fourchette qui reflète la difficulté de comptabiliser le nombre exact de personnes mortes du coronavirus. Explications.

Les chiffres seront affinés à la fin de l'année en y ajoutant la cause médicale des décès
Les chiffres seront affinés à la fin de l'année en y ajoutant la cause médicale des décès © Maxppp - Gilles Bader

Entre 25.000 et 30.000 morts du coronavirus. Le chiffre, révélé ce mercredi par Santé Publique France est impressionnant. Il est aussi incertain et incomplet. En effet, il est pour l'instant impossible de savoir si ces décès sont imputables directement ou pas au Covid-19.

Une hausse de 60% de la mortalité au pic de l'épidémie

A l'heure actuelle, Santé Publique France se base sur ce que l'on appelle la hausse des décès attendus. En clair, l'agence se base sur le nombre de décès moyen des années précédentes sur une période donnée, et compare ce chiffre avec le nombre de décès en France en 2020 pendant la même période. Du 2 mars au 31 mai 2020, il y a ainsi eu 25.000 décès supplémentaires, par rapport à la moyenne des années précédentes entre ces mêmes dates. 

Pendant la semaine du 30 mars au 5 avril, la mortalité a même augmenté de 60% pendant le pic de l'épidémie par rapport aux années précédentes. 

Sauf que derrière ces chiffres se cache une réalité plus complexe. Comment savoir si cette augmentation des décès est vraiment liée au Covid-19 ?

Tous les décès ne sont pas directement liés au Covid-19

La difficulté c'est de distinguer les décès directement liés au Covid-19 et les autres. Pour l'instant Santé Publique France ne dispose que du nombre de décès global, mais n'en connaît pas les causes médicales. Ces chiffres ne seront publiés au mieux qu'à la fin de l'année 2020 par l'Inserm-CépiDc. En attendant il faut donc faire sans, ce qui explique que les chiffres dont on dispose pour l'instant soient imparfaits.

Premier obstacle : le nombre de décès dans les Ehpad. Il a sûrement été exagéré pendant les premières semaines de la pandémie. En effet, le nombre de morts du Covid-19 comptabilisés dans les Ehpad - 10.000 décès entre mars et fin mai - est probablement plus élevé que la réalité, car tous les malades n'étaient pas testés à l'époque. Ainsi certains  résidents ont pu décéder d'une autre maladie mais ont été déclarés comme morts du Covid-19.

Il y a eu aussi les personnes qui ont eu peur d'aller à l'hôpital à cause de la pandémie, ou qui n'ont pas pu se déplacer chez le médecin ou aux urgences et qui sont décédées, faute de soin, d'une autre maladie. 

Le calcul peut aussi être perturbé par ce que l'on appelle "l'effet moisson". C'est-à-dire des personnes déjà fragilisées et en danger de mort avant la pandémie et qui sont décédées plus vite à cause du Covid-19. 

Enfin, Santé Publique France souligne le fait qu'il y a eu également une baisse des décès liée au confinement, puisqu'en restant chez soi on risque moins de mourir d'un accident de la route ou de la pollution atmosphérique par exemple.

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