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Coronavirus : la préfète du Bas-Rhin appelle à "un changement radical de nos comportements"

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Josiane Chevalier, préfète du Bas-Rhin, s'est exprimée dimanche matin, après la décision du gouvernement de fermer jusqu'à nouvel ordre les commerces "non essentiels".

La préfète Josiane Chevalier, en 2016 La préfète Josiane Chevalier, en 2016
La préfète Josiane Chevalier, en 2016 © Maxppp - PHOTOPQR/L'INDEPENDANT

Invitée de France Bleu Alsace, en antenne spéciale dimanche 15 mars , la préfète du Bas-Rhin et du Grand Est, Josiane Chevalier, a fait le point sur le situation, suite à la décision du gouvernement de fermer jusqu'à nouvel ordre tous les "lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays" . La France est passée au stade 3 de l'épidémie de coronavirus .

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Pas de confinement général pour l'instant

"Les gens ne sont pas confinés à leur domicile. Ils peuvent sortir, mais en évitant la promiscuité", souligne Josiane Chevalier. "Ce virus invisible se transmet par un contact prolongé et rapproché, rappelle-t-elle, d'où cette fermeture des lieux où il risque de se produire une propagation." 

La préfète annonce qu'il sera demandé aux commerces et aux grandes surfaces de gérer différemment les flux, "afin d'éviter que les gens soient trop près les uns des autres".

Commerces et entreprises, "on ne vous laissera pas tomber"

Concernant les entreprises et commerces qui voient leur activité ralentir ou s'arrêter, des réunions ont commencé en préfecture, assure Josiane Chevalier. Des mesures sont prises au niveau national, notamment concernant l'activité partielle, financée par l'Etat. Mais "il va falloir qu'on recense aussi les besoins locaux qui ne seraient pas prévus par un certain nombre de dispositifs, notamment pour les entreprises qui n'ont pas de salariés", souligne la préfète du Bas-Rhin.

"Je veux dire aux commerçants et aux chefs d'entreprise, quelle que soit leur taille, qu'on ne les laissera pas tomber", explique Josiane Chevalier. Dès cette semaine, la priorité de la préfète sera de lister toutes les questions nécessaires pour les aider, de rencontrer aussi les acteurs culturels et sportifs qui sont très durement touchés avec les fermetures.

Les hôtels restent ouverts, les services de livraison maintenus

Considérés comme des domiciles privés, les hôtels peuvent rester ouverts. Les commerces alimentaires étant autorisés, les livraisons sont possibles. "Le livreur de pizza peut continuer à exercer son activité", explique la préfète. 

Si un commerce ouvre ses portes malgré l'interdiction, des contraventions pourront être dressées. "Mais je crois que chacun a pris conscience de sa propre responsabilité", conclut Josiane Chevalier.

Dans les hôpitaux, vers une solidarité interrégionale ?

À Strasbourg, Mulhouse et Colmar, les hôpitaux font face à un engorgement inquiétant depuis quelques jours. "Des capacités importantes vont être libérées la semaine prochaine, grâce à une participation de tout le système de santé, des cliniques privées, et de la médecine de ville", promet Josiane Chevalier. La priorité désormais est de se concentrer sur les personnes les plus malades

Une solidarité interrégionale est envisagée, certaines régions étant bien moins touchées que l'Alsace. "Nous faisons chaque jour remonter nos besoins, nos demandes au niveau national", souligne la préfète, qui rappelle l'importance de la mobilisation de la réserve sanitaire, qui mobilise médecins retraités et étudiants.

Changer "radicalement" nos comportements

"Que chacun prenne conscience qu'il faut radicalement changer son comportement", martèle surtout la préfète du Bas-Rhin : "Chaque personne, par son geste, peut apporter sa pierre à la lutte contre cet ennemi invisible qu'est le coronavirus, en adoptant les gestes barrières essentiels". Selon elle, si "nous n'en sommes pas au stade de l'Italie", c'est justement parce que les gestes barrières ont été appliqués assez tôt en France.

Il faut se laver les mains, ne plus se serrer la main, ne plus s'embrasser, rappelle Josiane Chevalier. "Ça peut être un crève-cœur parfois", reconnaît-elle. C'est difficile par exemple de se retrouver dans un Ehpad sans visite de sa famille. Mais c'est un moment difficile à passer, et chacun peut y contribuer."

Une situation inédite... pour combien de temps ?

"C'est une question à laquelle je ne suis pas en capacité de répondre, répond la préfète du Bas-Rhin. Pour l'instant, nous nous adaptons au jour le jour à une situation inédite."

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