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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : premier bilan, déploiement, réactions, le point sur l'arrivée des tests salivaires à l'école

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Les tests salivaires sont arrivés dans plusieurs écoles lundi 22 février et leur déploiement doit s'intensifier à partir de ce lundi 1er mars. On fait le point sur ce nouvel outil utilisé dans la lutte contre le coronavirus.

Mise en place des tests salivaires dans les écoles (photo d'illustration).
Mise en place des tests salivaires dans les écoles (photo d'illustration). © Maxppp - TARDIVON JC

Le déploiement des tests salivaires - utilisés pour détecter le Covid-19 - se poursuit dans les écoles. Ils ont fait leur apparition dans les établissements scolaires de la zone A lundi 22 février et vont arriver ce lundi 1er mars dans la zone C. Les élèves de la zone B ne retrouvent, eux, leurs salles de classes que le 8 mars. 

Ces tests - légèrement moins fiables que les tests PCR - ont été approuvés par la Haute autorité de santé (HAS) le 11 février dernier pour les personnes sans symptôme. Le gouvernement souhaite les déployer en priorité dans les écoles maternelles et élémentaires puisque ces tests salivaires ont l'avantage d'être moins désagréables que les PCR "classiques" qui nécessitent l'introduction d'un écouvillon dans le nez. Ils doivent être déployés massivement afin de casser les chaînes de contamination du Covid-19 dans les écoles.

Le ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, est d'ailleurs en Haute-Saône ce lundi pour porter cette opération gouvernementale.

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Comment ces tests sont réalisés ?

Ces tests nécessitent seulement de récupérer la salive des personnes dépistées via un crachat dans un flacon ou, chez les plus petits, via une pipette sous la langue. Il faut attendre au moins une demi-heure entre le dernier repas, la dernière boisson ou le dernier brossage de dents et le test.

Dans les établissements scolaires, ces tests sont réalisés sur la base du volontariat, avec autorisation parentale. Le laboratoire qui les analysera livrera les résultats sous 24 heures aux représentants légaux des élèves - qui devront informer le directeur d'école si le test est positif -  et aux médecins conseillers départementaux de l'Education nationale. Des variants seront systématiquement recherchés sur les tests positifs.

Selon le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, "entre 50.000 et 80.000" devaient être réalisés dès la semaine dernière. "Nous avons une montée en charge progressive", a-t-il précisé, "on sera, vers le 7-8 mars, autour de 200.000 tests sur l'ensemble de la France et, vers le 15 mars, on sera autour de 300.000 tests par semaine".

Quels premiers enseignements tirer ?

La semaine du 22 février, de premiers tests ont été réalisés dans des écoles. C'est le cas par exemple en Gironde où l'objectif est d'environ 5.000 tests pour la semaine prochaine et 7.500 par semaine quand les écoles auront trouvé leur rythme. Un premier bilan à tirer : le taux d'acceptation est plus élevé avec cette méthode. En effet, 75% des parents sont d'accord pour que leur enfant effectue un test salivaire contre 30% pour les tests antigéniques.

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A Charleville-Mézières, dans les Ardennes, 80 % des parents ont accepté de voir leurs enfants dépister. Selon l'Agence Régionale de Santé, aucun cas positif n'a été détecté lors de cette première campagne. Le dépistage salivaire reprendra dès la rentrée des vacances, le 8 mars prochain, dans toutes les écoles de Charleville-Mézières, soit 29 établissements.

En Ardèche en revanche, seulement un quart des parents de l'école de Saint-Symphorien-sous-Chomérac ont répondu favorablement. La faute, peut-être, à une communication trop tardive. 

Autre point à souligner : même si le test est plus facile et moins douloureux que les tests naso-pharyngés, il reste compliqué à effectuer pour certains enfants qui ne savent tout simplement pas cracher. Mais pour ces enfants, une alternative est normalement prévue avec un prélèvement réalisé grâce à une petite pipette glissée sous la langue.

Les syndicats dubitatifs

Mais les syndicats sont dubitatifs sur un déploiement massif de ces tests dans les prochaines semaines. "Nous sommes favorables à ces tests mais rien ne semble avoir été anticipé pour leur mise en œuvre sur le terrain", fustigeait vendredi auprès de l'AFP Ghislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire. Dans une lettre écrite au ministre de l'Education nationale samedi, le syndicat déplore "une nouvelle fois, l’impréparation" de la gestion de la crise sanitaire dans les écoles. "Les modalités de mise en œuvre de ces tests divergent donc d’un département à l’autre, tant au niveau du choix des écoles que dans leur réalisation. Les enseignantes et les enseignants des écoles pourraient en effet se substituer aux personnels des laboratoires médicaux et faire passer eux-mêmes ces tests aux élèves", indique le syndicat.

"L'annonce c'est bien, mais on ne vous dit pas comment on fait", a déploré de son côté le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l'Hôpital Tenon à Paris. "Dans le milieu scolaire, il y a très peu de médecins scolaires, très peu d'infirmières scolaires", a-t-il ajouté.

Chacun est dans son métier - Jean-Michel Blanquer

"On assiste à une belle mobilisation, à un bel engagement des personnels, mais chacun est dans son métier et les tests sont réalisés par des personnels de santé", a assuré ce lundi Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'Éducation nationale a tenu à rassurer les enseignants en précisant que ce ne sont pas eux qui feront les prélèvements. 
 

"Il y a un protocole défini de manière précise donc là, en l'occurrence, ce sont des personnels spécialisés qui viennent des agences régionales de santé" qui réaliseront les tests salivaires, a précisé le ministre. "Parfois, il peut aussi y avoir des personnels de santé de l'Éducation nationale qui sont volontaires, comme des infirmières scolaires, et ensuite le reste des personnels de l'Éducation nationale peuvent être volontaires pour aider autour, dans la supervision vis-à-vis des enfants ou dans le suivi administratif de ce qui se passe." Selon Jean-Michel Blanquer, "c'est important que tout le monde soit impliqué".

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A Paris, la mairie qui s'inquiète d'une explosion des chiffres à la rentrée des vacances de la zone C lundi, veut définir avec le rectorat "la stratégie la plus efficace" pour organiser jusqu'au mois de juin les tests salivaires réguliers dans ses 600 écoles. Elle compte notamment demander à l'Agence régionale de santé (ARS) et à l'Education nationale de financer le recrutement de "médiateurs de santé" : des étudiants formés aux prélèvements salivaires, à "la prévention et à la réduction des risques".

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