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Coronavirus : un "drive médical" francilien à Lisses

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Par , France Bleu Paris

Un "drive médical" a été mis en place ce vendredi dans l'Essonne à Lisses pour permettre aux patients de savoir s'ils sont positifs au coronavirus. Le docteur François Blanchecotte, l'un des premiers à avoir demandé la mise en place de cette mesure était l'invité de France Bleu Paris.

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. © Maxppp - Alexandre Marchi

Se faire dépister pour le coronavirus sans sortir de sa voiture, c'est désormais possible depuis vendredi à Lisses, en Essonne. Il s'agit de l'un des premiers "drives médicaux" proposés en Ile de France. Ce dispositif devrait se déployer dans les semaines qui viennent en région parisienne.

Un dépistage sans contact

Il ne s'agit pas d'un dépistage généralisé mais prescrit impérativement sur ordonnance par son médecin. Le test se fait à l'aide d'un écouvillon placé dans le nez.

Il coûte 54€, remboursé par la Sécurité sociale et les mutuelles. Les résultats sont communiqués en 24h. On ne peut venir se présenter sous prétexte que l’on ressent les symptômes similaires à ceux du Coronavirus. L'ordonnance est indispensable. Les laboratoires privés sont soumis à cette législation et doivent la respecter.

D'autres "drive" sont amenés à se développer et seront proposés dans les autres départements franciliens. Le temps de les mettre en place, d’être en lien avec les médecins libéraux et les hôpitaux, et de pouvoir travailler ensemble le plus efficacement possible.

. - Maxppp
. © Maxppp - Luc Nobout

Le docteur François Blanchecotte, président du syndicat national des biologistes, invité de France Bleu Paris

Le docteur François Blanchecotte est l'un des premiers à avoir demandé la mise en place de cette mesure. Il a répondu ce matin aux questions de Mélodie Pépin sur France Bleu Paris.

Quel est l’intérêt de ce procédé dit "drive" ?

Il évite tout contact entre le "préleveur" et le "testé", entre le "préleveur" et le patient. L'avantage est que le "préleveur" évite tout contact avec les objets s’il devait se rendre au domicile du patient, et que le patient évite tout contact dans une salle d’attente et tout contact avec d’autre patients contaminés. C’est une méthode efficace qui permet de protéger à la fois le préleveur et le patient lui-même.

Ce système a été mis en place ailleurs qu’en France également et cela bien avant nous. Pourquoi nous y prenons-nous seulement maintenant ?

Il fallait pouvoir le faire sur le plan administratif. Nous avons besoin, dans notre pays, d’autorisations et de méthode. Entre les demandes d’autorisation, les réponses du ministère de la santé, de l'ARS, de la sécurité sociale, et la publication du texte, il s’est passé du temps.

Nous avions proposé ce test de « drive coronavirus » depuis le mois de Février. Il arrive en Essonne un mois après. Mais il est certain qu’il faudrait pouvoir accélérer la procédure, en temps de guerre. On a la même problématique concernant l’utilisation de machines ou de réactifs qui ne sont toujours pas autorisés aujourd’hui.

Doit-on craindre un risque de pénurie de ces matériels nécessaires au dépistage, sachant que 90% sont importés ?

Tout à fait. Nous sommes confrontés à la même pénurie que celle des masques. C’est un peu la course mondiale aujourd’hui pour obtenir des réactifs, des machines, et des systèmes de prélèvement : les fameux écouvillons que l’on vous met dans le nez et vers lesquels tout le monde court après. C’est un peu la débrouillardise des uns et des autres pour avoir ces accessoires en quantité suffisante.

Pourquoi en manque-t-il en France ?

La demande est mondiale et les fabricants n’ont pas pu faire face à cette demande soudaine. Un certain nombre de ces produits viennent d’Asie où ils ont été utilisés de manière très importante. Ce qui explique que la France procède a 5.000 tests environ par jour, quand la Corée du Sud en fait 20.000.

Le monde entier a passé commande des mêmes accessoires et machines, et ils ne sont pas encore arrivés dans nos laboratoires.

Le gouvernement dit vouloir dépister massivement la population après le confinement, est-ce la bonne stratégie ? 

Il faudra le faire. Il faudra sécuriser les gens qui reviennent au travail, être sûr qu’ils ne soient pas contaminant pour les autres. Seulement les gens protégés pourront revenir au travail. Il y a beaucoup de pistes de réflexion, actuellement étudiées par les virologues, à la fois pour rechercher la présence du virus mais aussi pour rechercher la présence des anticorps dans le sang et savoir ainsi si l’on est protégé ou non.

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