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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : quels sont les différents types de vaccins ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le gouvernement présente sa stratégie vaccinale ce jeudi 3 décembre. Le Premier ministre Jean Castex a pour objectif de démarrer la campagne fin 2020, début 2021. Mais quels sont les vaccins qui pourraient être autorisés ?

Plusieurs vaccins bientôt mis sur le marché en France
Plusieurs vaccins bientôt mis sur le marché en France © Maxppp - Jean-François FREY

Le Premier ministre Jean Castex, et son ministre de la Santé, Olivier Véran l’ont confirmé jeudi lors d’une conférence de presse, la France présente plus en détail sa stratégie de vaccination contre le coronavirus ce jeudi à 18h00. Elle pourrait alors lancer sa campagne de vaccination dès la fin décembre, début janvier "dans le meilleur des cas".

Les premières autorisations d’utilisation des candidats vaccins par l’Autorité européenne du médicament pourraient intervenir d’ici la fin du mois de décembre. Mais si le gouvernement est enthousiaste sur les vaccins pour enrayer l'épidémie, ce sont d'abord les personnes les plus fragiles et donc les plus âgées ainsi que les personnels soignants qui seront prioritaires pour la vaccination. Il faudra attendre plusieurs mois avant de vacciner un public plus large. 

Comment fonctionnent ces vaccins ? 

Pfizer et BioNTech ont dégainé les premiers, suivis par Moderna et AstraZeneca/Université d'Oxford

Le but de la vaccination, c'est de se protéger des maladies dangereuses, avant d’être en contact avec les affections. Comme le rappelle l'Organisation mondiale de la Santé, "elle utilise les défenses naturelles de l’organisme pour créer une résistance à des infections spécifiques et renforcer le système immunitaire".  

Les vaccins stimulent notre système immunitaire pour créer des anticorps, de la même manière que s’il était exposé à la maladie. Le vrai virus est neutralisé s'il venait à nous infecter.  

Les vaccins vivants atténués ou inactivés

Parmi les différents types de vaccins, il y a d'abord les vaccins vivants atténués. Ils sont constitués de germes (virus, bactérie) vivants qui ont été modifiés afin qu’ils perdent leur pouvoir infectieux en gardant leur capacité à induire une protection chez la personne vaccinée. Ce type de vaccins est très efficace. Mais parce qu’ils contiennent un agent infectieux vivant, ils sont (sauf exception) contre-indiqués chez les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées. 

Il y a ensuite les vaccins inactivés. Ce sont les plus utilisés. Depuis Louis Pasteur, c’est la méthode traditionnelle pour concevoir un vaccin. Ils ne contiennent pas d’agents infectieux vivants. Ils peuvent contenir soit un fragment de l’agent infectieux (sa paroi ou sa toxine), c’est le cas par exemple des vaccins contre l’hépatite B ou le tétanos, soit la totalité de l’agent infectieux qui est inactivé (c'est le cas pour le vaccin contre la coqueluche). 

Pour rendre un vaccin plus efficace, les scientifiques ont aussi recourt à d'autres composants, que l'on appelle les adjuvants. Le produit ajouté, comme les sels d'aluminium, permet par exemple dans les vaccins inactivés d'augmenter la réponse immunitaire, et aussi de mieux le conserver.

L'ARN messager, une technologie innovante

Mais ce qui est nouveau dans le cas des vaccins de Pfizer et de son partenaire allemand BioNTech, ainsi que de Moderna, c'est que l'on injecte dans l'organisme des brins d'instructions génétiques appelées "ARN messager". L'ARN messager du vaccin est fabriqué en laboratoire. Il a été programmé pour faire fabriquer des protéines ou "antigènes" spécifiques du coronavirus. C'est une méthode beaucoup plus ciblée. On appelle cette molécule "messager" parce qu'elle dit directement à nos cellules ce qu'il faut fabriquer. La molécule dit à notre système immunitaire de ne pas se poser de question et de reconnaître et neutraliser le coronavirus s'il arrive dans notre corps. Les anticorps qui vont être produits vont monter la garde pendant, on l'espère, une longue durée. 

Contrairement à ce qui a pu être dit, cet ARN ne peut pas s'intégrer dans notre génome et modifier notre ADN. Cette technique est connue déjà depuis le début des années 90. La technologie des vaccins à ARN messager est, semble-t-il plus performante, mais elle est malgré tout fragile et le vaccin doit être stocké à très basse température.

Comment fonctionnent les vaccins à ARN messager ?
Comment fonctionnent les vaccins à ARN messager ? © AFP

Les vaccins à vecteurs viraux non répliquants

Le vaccin développé par AstraZeneca repose sur un vecteur viral. Cette technique a notamment contribué à mettre un terme à l’épidémie d’Ebola en Afrique de l'Ouest, fin 2014. Comme l'explique AstraZeneca dans son communiqué de presse, il s'agit d'utiliser un vecteur viral non répliquant de chimpanzé, basé sur une version atténuée d'un virus commun du rhume (adénovirus) qui contient le matériel génétique de la protéine de pointe (ou protéine spike) caractéristique du virus SRAS-CoV-2. Cette protéine spike est la clé qui permet au SARS-CoV-2 de pénétrer dans nos cellules.  Après la vaccination, cette protéine spike est produite, amorçant le système immunitaire du sujet vacciné, lui permettant de se défendre contre le virus SARS-CoV-2 s’il est infecté par la suite.  Ce vaccin est plus long à produire mais plus facile à stocker.

L'Union européenne a précommandé aux laboratoires jusqu'à quasiment deux milliards de doses au total, si l'on ajoute les options prises pour des doses supplémentaires. 15% des volumes achetés par l'UE iront à la France.  

D'autres vaccins courant 2021

A ce stade, ce sont les seuls vaccins en cours d'examen par l'EMA, l'Agence européenne du médicament, mais d'autres suivront au cours des prochaines semaines. 

Au total, 48 "candidats vaccins" sont testés dans des essais cliniques sur l'homme à travers le monde : 11 sont en phase 3, c'est à dire que l'on "étudie l’efficacité vaccinale et la tolérance à une grande échelle, chez plusieurs milliers de personnes" rappelle sur son site internet Vaccination Info Service.

37 autres sont encore, soit en phase 1, une étape qui vise avant tout à évaluer la sécurité du produit. Dans ce cas, les fabricants étudient la tolérance et la production des anticorps (pouvoir immunogène) en fonction des doses que l’on administre), soit en phase 2 , ou l'on "étudie la tolérance avec la formulation finale du vaccin et le nombre de doses retenues dans la population à laquelle cette vaccination sera recommandée". 

En plus des essais déjà entamés, l'OMS comptabilise 164 projets de vaccins en phase pré-clinique.

Coronavirus. La course au vaccin
Coronavirus. La course au vaccin © Visactu

Mettre sur le marché des vaccins, c'est une chose, mais pour imaginer une vie normale, il faudra s’assurer de leur efficacité, et il faudra aussi que "80% à 90%" de la population française se fasse vacciner, estime Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique. Dans ce cas, selon l’épidémiologiste, l’arrivée prochaine de vaccins contre la Covid-19 devrait permettre le retour à "une vie normale" à "l'automne" 2021.

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