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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : qui peut se faire dépister, où et comment ?

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Par , France Bleu Bourgogne

Cela ne sert à rien d'appeler votre laboratoire de ville, ou de vous y rendre avec une ordonnance du médecin pour diagnostiquer un coronavirus. Pour l'instant, seuls les laboratoires des CHU sont en mesure de réaliser ces tests sur les patients envoyés par le 15, on vous explique pourquoi.

Entrée d'un laboratoire de ville
Entrée d'un laboratoire de ville © Radio France - Benjamin ILLY

La rumeur court : on peut maintenant se faire tester au Covid-19 dans les laboratoires de ville, mais c'est faux ! Depuis un décret ministériel publié ce samedi 7 mars, ils y sont théoriquement autorisés, dans la pratique ils ne sont pas encore prêts. 

Seuls les laboratoires des CHU sont en mesure de réaliser ce test 

"Un patient suspect est testé sur les plateformes des CHU techniques français uniquement pour l'instant," explique Norbert Desbiol, biologiste au laboratoire BC-Lab de Dijon. Soit une trentaine de laboratoires de CHU en tout en France : une organisation particulière est mise en place, afin de gérer l'arrivée des patients suspects par un parcours dédié. À Dijon, une équipe effectue des prélèvements à domicile grâce à une cellule mobile.

  • Seul le SAMU peut décréter qu'un patient nécessite un test : c'est le médecin régulateur du 15 qui juge si le patient est susceptible d'être testé ou pas, en fonction de ses symptômes, déplacements à risque et contacts

Pourquoi les laboratoires de ville ne sont-ils pas prêts ?

"Nous on dispose des équipements pour identifier le génome en laboratoire," ajoute le biologiste. Ils ont également le kit de dépistage : un écuvillon, une espèce de coton-tige, pour réaliser le prélèvement naso-pharyngé (gorge, nez, nasopharynx). Petit bémol : il faut un milieu de transport particulier ce prélèvement : des tubes "virucides, qui tuent le virus, explique-t-il. Ces tubes sont fabriqués en Italie, cela dépend du niveau des stocks en France, il faut d'abord que l'on réalise des commandes.

"Nous n'avons pas le matériel de protection adéquat pour nous rendre au domicile des patients et les prélever" - Norbert Desbiol, biologiste

Surtout, ce test nécessite une protection particulière selon Norbert Desbiol : "des blouses, des gants et des masques FFP2, pour l'instant réservés à l'usage des hospitaliers qui s'occupent des patients atteints ou suspects. Nous n'avons pas le matériel de protection adéquat pour nous rendre au domicile des patients et les prélever". 

"Dans les laboratoires il n'y a qu'une porte d'entrée et une salle d'attente, on ne peut pas monter des tentes de la rue pour gérer des flux différenciés," explique ce dernier. Il est hors de question de mélanger les patients suspects au reste de la population présente dans les laboratoires, comme des personnes-âgés, ou des insuffisants respiratoires, le test se fera donc à domicile.

"On ne peut pas tester tous ceux qui toussent, qui ont de la fièvre et s'inquiètent, argumente le scientifique dijonnais. C'est un protocole lourd, assez couteux, et surtout cela n'aurait pas de sens : tester tous les français serait le meilleur moyen pour propager l'épidémie.

Un test coûte 54 euros, il est remboursé à 70 % par la sécurité sociale. Les préconisations devraient s'éclaircir, peut-être que la semaine prochaine ce sera possible en ville.

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