Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : qui sont les 18 millions de personnes qui devront rester confinées après le 11 mai ?

-
Par , France Bleu

Lors de son allocution lundi soir, Emmanuel Macron a invité les personnes âgées et les plus fragiles à rester confinées au-delà du 11 mai. Le président du conseil scientifique a estimé que 18 millions de personnes devront rester chez elles après cette date. On vous explique qui est concerné.

Un retraité confiné, à Nice.
Un retraité confiné, à Nice. © AFP - Arié Botbol/Hans Lucas

Le 11 mai, date du début du déconfinement annoncé par Emmanuel Macron lors de son allocution présidentielle lundi soir, ne sera pas synonyme de liberté pour tout le monde. D'après le président du Conseil Scientifique Jean-François Delfraissy, 18 millions de personnes devront rester confinées au-delà de cette date. Qui sont les personnes concernées ? France Bleu vous explique.

Ce qu'a dit Emmanuel Macron 

Lors de son intervention, le président de la République a demandé aux personnes "les plus vulnérables", "en situation de handicap sévère" ou "atteintes de maladies chroniques" de rester chez elles au-delà du 11 mai. Il a aussi invité les personnes âgées à suivre le même mouvement, sans préciser d'âge. 

Les personnes de plus de 65 ou 70 ans, les victimes d'affections de longue durée et les personnes obèses concernées

Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy a précisé les choses mercredi, devant la commission des lois du Sénat. Il a d'abord donné ce chiffre : 18 millions de personnes sont concernées par ce confinement prolongé. Il s'agit des personnes qui seront toujours à risque "de développer une forme grave" après le 11 mai. 

Il s'agit les personnes "d'un certain âge, dont je suis, au-dessus de 65 ou de 70 ans, les personnes ayant des affections de longue durée, des multi-pathologies comme les insuffisances respiratoires, cardiaques etc.", ainsi que "des sujets jeunes ayant une pathologie, mais aussi obèses, puisque vous savez que c'est un facteur de gravité pour les formes graves"  a-t-il précisé à la commission.

Il y aura encore "10.000 ou 15.000 nouvelles contaminations par jour" à partir de la mi-mai ou de la fin mai

"Pour ces 18 millions de personnes, on continuera le confinement", a indiqué Jean-François Delfraissy. Il n'a pas donné de limite de temps, affirmant qu'il ne savait pas pour combien de temps cette mesure serait prise. Car malgré le ralentissement de l'épidémie attendu, les estimations tablent sur "10.000 ou 15.000 nouvelles contaminations" par jour à partir de la mi-mai ou de la fin mai, a-t-il noté.

De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a plaidé pour que les contacts des personnes âgées avec leur environnement restent limités au moins jusqu'à la fin de l'année en Europe, tant qu"il n'y a pas de vaccin.

J'ai l'impression qu'on nous vole notre fin de vie - Marie-France, confinée dans sa maison à Châteauroux

La consigne du confinement prolongé du mal à passer auprès de nombreuses personnes retraitées. "C'est peut-être une approche protectrice, mais j'ai l'impression qu'on nous vole notre fin de vie", regrette Marie-France, confinée dans sa maison à Châteauroux au micro de France Bleu Berry. "C'est une chose qui est assez difficile à vivre. Alors quand j'entends dire qu'on va demander aux personnes âgées d'être confinées plus longtemps, je trouve ça relativement cruel", insiste-t-elle.

Marie-Claude, 73 ans, préside le club des Aînés de Chamboret en Haute-Vienne. Elle veut bien faire des efforts, mais "aimerait pouvoir sortir un petit peu quand même. Je ne vais peut-être pas pratiquer tous les thés dansants, mais qu'on puisse un peu s'aérer quand même", dit-elle au micro de France Bleu Limousin. 

Les associations inquiètes 

Les associations qui travaillent avec les personnes âgées s'inquiètent également. Pour Claudette Brialix, présidente de l'association "Bien vivre ensemble dans l'Indre" et présidente de la Fédération nationale des associations de personnes âgées et leurs familles (FNPAEF), prolonger le confinement des seniors peut avoir des conséquences négatives sur leur santé : "Pourra-t-on empêcher pendant des mois, ou des semaines dans un premier temps,  à ce qu'une personne ait accès à son médecin, à un kiné, à un coiffeur, à un podologue, à ces choses essentielles qui participent au maintien de la santé et du bien-être ?" , s'alarme-t-elle auprès de France Bleu Berry.

La mesure peut se retourner en partie contre les personnes âgées - Claudette Brialix, présidente de la Fédération nationale des associations de personnes âgées et leurs familles

Pour elle, la mesure "peut se retourner en partie contre les personnes âgées. Ce sont des dégâts collatéraux. Les médecins s'alertent du fait que les personnes âgées ne se font pas suivre, pour la plupart, pour leurs pathologies chroniques. Croyez-vous que cette mesure va aider à régler cette situation ? J'en doute", explique-t-elle. Claudette Brialix alerte également sur les risques de dépression et de suicide pour les personnes âgées isolées.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess