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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : retour en classe sur la base du volontariat, "pas un bon signal" pour un médecin périgourdin

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu Périgord

Le docteur Bernard Castan, chef du service de maladies infectieuses à l'hôpital de Périgueux, était l'invité de France Bleu Périgord et France Bleu Gironde ce vendredi matin. Pour ce médecin, le retour à l'école dès le 11 mai sur la base du volontariat n'est pas un bon signal envoyé aux parents.

Le docteur Bernard Castan est infectiologue à l'hôpital de Périgueux
Le docteur Bernard Castan est infectiologue à l'hôpital de Périgueux © Radio France - Antoine Balandra

Le docteur Bernard Castan, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de Périgueux, encourage "totalement" les parents à raccompagner leurs enfants à l'école dès le 11 mai, date du début du déconfinement. Pour ce médecin périgourdin, l'annonce, ce jeudi par l'Élysée, d'un retour en classe sur la base du volontariat des parents n'est pas "un bon signal" envoyé aux familles.

Et pour cause, selon cet infectiologue, une telle décision laisse penser que le retour à l'école peut être dangereux pour les enfants. Or précise-t-il, "on sait depuis le début de l'épidémie que les enfants ne développent pas de forme grave et on sait aujourd'hui, qu'ils ne sont pas vecteurs du virus. Tout porte à croire que ce retour se passera extrêmement bien pour eux".

S'il y a bien quelque chose qui ne fait pas débat, c'est l'ouverture des écoles - Dr Bernard Castan, infectiologue à l'hôpital de Périgueux

Pour le docteur Castan, la problématique principale de ce déconfinement à venir, c'est de "trouver le bon curseur" pour le retour à une vie un peu plus normale. Avec un impondérable selon cet infectiologue : "inexorablement, des personnes seront contaminées. Ce qui est important, la clé de voûte du dispositif de déconfinement, c'est de ne pas contaminer les personnes vulnérables". Ces personnes fragiles avec qui nous devrons tous continuer à porter une attention toute particulière aux gestes barrières et à la distanciation sociale pour ne pas leur transmettre le virus.

Pas de port du masque systématique

Autre élément important pour ce déconfinement en préparation : la progressivité des mesures, estime le docteur Castan. Et une déception : le non-réouverture des bars et restaurants à partir du 11 mai. Eux qui participent selon lui d'un "véritable mode de régulation du déconfinement", tandis que la probabilité est forte que lorsque la fin du confinement aura sonné, les gens "se retrouvent chez eux les jeunes dans de petits appartements pour fêter ça, d'autres autour d'un barbecue sans gestes barrières, ça c'est de la non régulation du déconfinement", regrette Bernard Castan.

Un déconfinement qu'il n'envisage pas masqué, pour tous. "Il ne faut pas, après le confinement intra-muros chez nous, organiser un confinement extra-muros avec le port du masque permanent", estime l'infectiologue périgourdin.

Le docteur Bernard Castan, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de Périgueux, invité de France Bleu Périgord et France Bleu Gironde

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