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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : six mois après, le député Charentais-Maritime Raphaël Gérard a encore des séquelles

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Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

Témoignage : déclaré positif le 10 mars dernier, Raphaël Gérard hospitalisé de longs jours avec une période de coma a aujourd'hui encore des séquelles de la maladie, plusieurs mois après. Le récit d'un élu qui a failli être emporté par le virus.

Raphaël Gérard, député LREM de la 4eme circonscription de Charente-Maritime
Raphaël Gérard, député LREM de la 4eme circonscription de Charente-Maritime © Maxppp - Vincent Isore

Raphaël Gérard a été un des premiers députés à être déclaré positif au Coronavirus. Après quelques symptômes le 5 mars, le test confirme qu'il a bien le virus, le 10 mars. Il se retrouve deux jours plus tard en soins intensifs.

Le début d'une terrible spirale qui a failli l'emporter

Plus de six mois après, le député est suivi de près médicalement. Il a des séquelles sévères au cœur, et des problèmes respiratoires. Entretien pour France Bleu La Rochelle.

France Bleu La Rochelle : Testé positif le 10 mars, hospitalisé le 12 dans un état grave. Votre état de santé s'est dégradé très vite.

Raphaël Gérard : Cela a été une dégringolade terrifiante. Deux jours après le test positif, j'étais en service de réanimation, avec intubation et assistance respiratoire lourde, avec derrière un coma qui a duré 12 jours. La phase de réveil a été assez compliquée. 

FBLR : Plusieurs mois après, vous avez des séquelles de la maladie aujourd'hui encore. 

RG : J'ai des séquelles assez sévères aujourd'hui, parce que j'ai assez vite eu derrière la Covid 19, un accident cardiaque. Difficile de faire le lien avec la maladie, mais je pense que c'est lié. Le Coronavirus en fait, c'est un virus qui semble cibler le point faible des personnes, et qui l'exploite. Pour moi, c'est le cœur, et derrière, cela induit également des problèmes respiratoires. Essoufflements, difficultés à l'effort ... La semaine dernière, j'étais à l'hôpital de Bordeaux par exemple, pour faire un bilan de santé complet six mois après.

FBLR : Avez-vous d'autres types de séquelles ? Des maux de tête, des pertes de goût ou d'odorat ?   

RG : Non. Moi cela s'est limité au cœur et à des problèmes respiratoires. Pas de problèmes hépatiques ou rénaux non plus.  

FBLR : Vous êtes suivi de près médicalement. Il y a un enjeu de connaissance de la maladie derrière. 

RG : Aujourd'hui personne ne sait vraiment comment cette maladie se traduit dans le temps. Les conséquences sur les personnes touchées, on ne sait pas vraiment si les séquelles restent ou disparaissent à court ou moyen terme. Alors, oui, les médecins apprennent avec des cas comme le mien, et d'autres sévèrement touchés.

FBLR : Certaines personnes peuvent visiblement attraper une deuxième fois le Coronavirus, ce n'est pas fréquent, mais cela s'est passé. Avez-vous peur de cela ?

RG : En fait je suis extrêmement prudent comme je suis très fragile. Je porte le masque quasiment tout le temps. Les gestes barrière, cela reste aussi une habitude quotidienne. Apparemment j'ai des anticorps pour combattre la maladie et je devrais les garder assez longtemps. D'après les médecins, les personnes sévèrement touchées développent plus d'anticorps que les autres. Mais dans le doute, je reste prudent. 

FBLR : On est loin de la simple "grippette" annoncée au début par certains !  

RG : C'est une terrible maladie, qui touche aussi les plus jeunes. Hospitalisé à Aurillac, une autre personne avait à mes côtés une quarantaine d'années. Certains sont touchés au foie, d'autres aux sphères ORL. Les symptômes sont multiples et très diverses. Plus de 31 000 morts dans notre pays, c'est déjà colossal.

FBLR : Et près d'un million dans le monde ... vous qui êtes député, avez-vous repris normalement vos activités d'élus, ou la maladie vous empêche-t-elle encore de faire certaines choses ou déplacements ?

RG : C'est plus compliqué en terme d'organisation, je ne vais pas vous le cacher. Pendant un temps, de toute façon, on faisait beaucoup de visio-conférence, donc pas de déplacement, cela me convenait bien du coup. La semaine dernière j'étais à Paris pour la rentrée parlementaire, j'ai repris mes déplacements également en circonscription. J'ai eu il y a une quinzaine de jours une réunion avec des maires. Voilà. Il faut que la vie reprenne son cours. Économiquement, il y a à faire pour la survie de toutes ces entreprises fragilisées. Il y a du travail, et là je sens que j'ai l'énergie pour reprendre tout çà.

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