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Coronavirus : Sur la plateforme de dépistage de l'hôpital d'Orléans, un recul visible du virus

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Par , France Bleu Orléans

L'hôpital d'Orléans a lancé sa plateforme de dépistage à grande échelle de la Covid 19. Les nouvelles machines en place ont multiplié par quatre la capacité de traiter les échantillons qui arrivent dans le cadre d'une politique de test massive. Et les résultats reviennent plus souvent négatifs.

Les techniciens au travail sur la plateforme de dépistage Covid du CHR d'Orléans
Les techniciens au travail sur la plateforme de dépistage Covid du CHR d'Orléans © Radio France - Anne Oger

Depuis le 19 mai dernier, le Centre Hospitalier Régional d'Orléans est l'un des 20 établissements en France qui disposent d'une plateforme haut débit d'analyse des tests PCR, ces fameux tests issus des écouvillons qu'on enfonce dans le nez des patients, pour isoler l'ADN de la Covid 19. 

Une infirmière du centre de dépistage du CHR d'Orléans pratique un test sur un patient
Une infirmière du centre de dépistage du CHR d'Orléans pratique un test sur un patient © Radio France - Anne Oger

Cette plateforme, composée de nouvelles machines arrivées début mai, s'appelle "haut débit" non pas parce qu'elle met en oeuvre une technologie totalement nouvelle, mais parce qu'elle permet de traiter beaucoup plus d'échantillons en même temps

Sûrement plus réactifs à l'avenir  

"Les techniques de PCR (pour réaction en chaîne par polymérase), on les connaît depuis longtemps" explique Olivier Perche, responsable du plateau de Biologie Moléculaire à l'hôpital d'Orléans. "Mais là on est passés à la vitesse supérieure en terme de nombre d'échantillons traités et analysés, et si le virus revient ou si un autre fait son apparition, cela nous permettra d'être beaucoup plus réactifs"

"Si le virus revient", cela laisse entendre qu'il est en train de partir ? Là-dessus Olivier Merle reste prudent, mais il reconnaît que le nombre de tests qui ressortent négatifs sur son ordinateur, une fois les échantillons de virus analysés après leur manipulation est en hausse. 

La plateforme de dépistage Covid du CHR d'Orléans, analyse des résultats des échantillons par Olivier Perche le responsable du plateau de biologie moléculaire
La plateforme de dépistage Covid du CHR d'Orléans, analyse des résultats des échantillons par Olivier Perche le responsable du plateau de biologie moléculaire © Radio France - Anne Oger

"Ce matin nous avons examiné _30 échantillons, et tous sont ressortis négatifs_, c'est très différent de ce qui se passait il y a encore trois semaines ou un mois" nous dit Olivier Perche. "Mais il y a encore des tests positifs, cela veut dire que le virus circule toujours, et donc qu'il faut prendre encore de grandes précautions"

Deux centres de prélèvement au sein de l'hôpital d'Orléans

Si cette plateforme d'analyse a été installée au premier étage de l'ancien hôpital d'Orléans, c'est pour accompagner la politique de dépistage massif qui va avec le déconfinement. Ici cela se passe dans deux centres de prélèvements, à l'extérieur des bâtiments, dans des structures provisoire. 

L'un d'eux est réservé aux patients symptomatiques, il est ouvert depuis le début de l'épidémie. C'est là que par exemple les cas contacts des salariés de l'abattoir Tradival de Fleury les Aubrais testés positifs au coronavirus ont été reçus le mois dernier. L'autre est pour les patients du CHRO qui doivent subir une intervention chirurgicale. Le test est obligatoire avant toute opération. 

Trouver l'ADN du virus et l'amplifier

A quelques centaines de mètres, une fois les échantillons prélevés et étiquettés, ils arrivent entre les mains d'Isabelle Véziat, technicienne de laboratoire sur la plateforme de dépistage. Elle doit, sous sa hotte, procéder à l'inactivation du virus, le casser pour le rendre inactif. "On peut ensuite le manipuler sans risque". 

Sur la plateforme de tests de dépistage du Covid 19 du CHR d'Orléans, la hotte sous laquelle a lieu l'inactivation du virus
Sur la plateforme de tests de dépistage du Covid 19 du CHR d'Orléans, la hotte sous laquelle a lieu l'inactivation du virus © Radio France - Anne Oger

Il passe ensuite entre les mains d'Arnaud Pâris, qui lui est technicien habituellement à l'ICOA, l'Institut de Chimie Organique et Analytique de l'Université d'Orléans. Cet ingénieur de 38 ans travaille habituellement pour une équipe de chercheurs spécialisés dans la glycochimie, la manipulation de l'ADN, c'est son terrain de jeu

Venu prêter main forte pendant la fermeture de son labo

Sans activité, du fait de la fermeture de l'université pendant le confinement, il a proposé ses services, bénévolement. "Nous on ne soigne pas, ce qui nous intéresse c'est de trouver la séquence du gène du Covid 19, et de pouvoir l'amplifier. Si on arrive à l'amplifier c'est que le patient est positif"

La plateforme de dépistage Covid du CHR d'Orléans, ce nouveau robot permet d'augmenter la capacité d'analyse
La plateforme de dépistage Covid du CHR d'Orléans, ce nouveau robot permet d'augmenter la capacité d'analyse © Radio France - Anne Oger

Arnaud Pâris reconnait qu'il a pour un temps abandonné ses recherches universitaires, "mais on voyait bien qu'ici ils avaient besoin d'aide, et moi je suis attaché à ma paillasse, alors je suis venu donner un coup de main"

Mais si Arnaud, et d'autres laboratins, des universitaires, des chercheurs du CNRS, sont venus pour un temps apporter leur soutien, ils devront bientôt retourner à leurs travaux. La plateforme de dépistage Covid du CHRO ne s'arrêtera pas pour autant, elle est en place pour au moins deux ans

"Et nous allons embaucher des techniciens, notamment, nous allons continuer ici à travailler" assure Clémence Guillaume, pharmacien biologiste au sein du laboratoire de microbiologie de l'hôpital d'Orléans. "On a beaucoup travaillé, on s'est adaptés très vite, tout le monde a beaucoup appris ici pendant ces quelques semaines"

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