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Dossier : 2020-2021 : 12 mois avec le coronavirus qui ont changé nos vies

Coronavirus : un an après le premier confinement, la France toujours dans l'incertitude

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Un nouveau conseil de défense sanitaire se réunit ce mercredi 17 mars, un an après la mise en place du premier confinement lié au coronavirus. Douze mois plus tard, les incertitudes persistent.

Le gouvernement se réunit à l'Elysée pour un nouveau conseil de défense ce mercredi. Ici, en novembre dernier.
Le gouvernement se réunit à l'Elysée pour un nouveau conseil de défense ce mercredi. Ici, en novembre dernier. © AFP - Thibault Camus / POOL

"Cela pourrait faire penser au film 'Un jour sans fin'", a souligné le Premier ministre Jean Castex ce mardi sur BFMTV. Il y a un an, le confinement de la France était mis en place à cause de l'épidémie de coronavirus. "Un an de difficultés, un an de lassitude", a relevé le Premier ministre car douze mois plus tard, le pays en est quasiment au même stade. Ce mercredi, un nouveau conseil de défense se réunit et il pourrait être décidé un nouveau confinement d'une partie de la France, dont l'Ile-de-France, après le confinement partiel déjà instauré dans les Alpes-Maritimes et dans le Pas-de-Calais. Incertitudes aussi autour de la vaccination depuis la suspension du vaccin d'AstraZeneca lundi. Le président Emmanuel Macron a assuré lundi que de "nouvelles décisions" seraient prises dans "les jours qui viennent".

Vers un nouveau confinement en Ile-de-France

Le Premier ministre Jean Castex a fait un pas de plus vers un nouveau confinement en Ile-de-France ce mardi. "Le moment est venu pour envisager des dispositions pour la région parisienne", a-t-il déclaré sur BFMTV, en réponse à une question sur un éventuel reconfinement. "Les données sont réunies", a-t-il ajouté, précisant toutefois que le reconfinement fait partie des hypothèses sur la table du gouvernement. "Nous constatons aujourd'hui que nous sommes dans une situation préoccupante, critique et très clairement, des mesures du même type que celles que nous avons utilisées dans les autres parties du territoire sont sur la table", a-t-il dit, faisant référence aux Alpes-Maritimes et au Pas-de-Calais.

La situation s'est particulièrement aggravée dans la région ces dernières semaines. Avec plus de 1.100 patients en réanimation, l'Ile-de-France concentre à elle seule un quart du total du pays. Des transferts vers d'autres régions de France, moins touchées, devaient avoir lieu par TGV en fin de semaine, mais les professionnels de santé sont confrontés au refus de certaines familles, inquiètes du transport et de l'éloignement.

Le taux d'incidence (nombre de personnes contaminées pour 100.000 habitants sur sept jours) dans la région est aussi particulièrement élevé puisqu'il a dépassé 400 ce lundi, selon les derniers chiffres publiés par l'Agence Régionale de Santé.

Faire face à une "forme de troisième vague"

La situation sanitaire ne s'améliore pas non plus à l'échelle du pays. "L'épidémie joue les prolongations", a résumé le Premier ministre Jean Castex devant l'Assemblée nationale, en estimant que la France est entrée dans "une forme de troisième vague" de l'épidémie, "caractérisée par des variants nombreux" du virus.

La pression de l'épidémie de Covid-19 sur les services de réanimation a continué à augmenter mardi, avec à nouveau plus de 400 nouvelles admissions en 24 heures, tandis que près de 30.000 nouvelles contaminations ont été enregistrées, selon Santé Publique France. Au total, 4.239 malades infectés par le coronavirus étaient en réanimation dans les hôpitaux français mardi, au plus haut depuis la fin novembre 2020. Outre l'Ile-de-France, la situation est également tendue en Provence-Alpes-Côte-d'Azur et dans les Hauts-de-France, régions qui comptent respectivement 511 et 526 patients en réanimation. Il y a par ailleurs 25.492 malades du Covid à l'hôpital en France. 

Le nombre de nouvelles contaminations est en augmentation depuis fin février et 29.975 nouveaux cas ont été enregistrées, ce mardi.

Au total, 91.170 malades du Covid sont décédés depuis le début de l'épidémie.

Par ailleurs, un nouveau variant a fait son apparition en France, découvert en Bretagne et suscite des interrogations puisqu'il semble plus difficilement détectable.

La vaccination en suspens

Une arme fait cependant la différence par rapport à il y a un an : la vaccination. Mais la suspension de l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca depuis lundi en raison de doutes sur ses effets secondaires - sans qu'aucun lien soit avéré pour l'instant - jette un froid sur une campagne vaccinale qui s'était pourtant fortement accélérée ces derniers jours. L'Agence européenne des médicaments doit se prononcer jeudi sur la poursuite ou non de la vaccination avec ce produit. Même si d'après ses déclarations de ce mardi, elle semble se tourner vers un avis favorable, ce sont quelques précieux jours de perdus dans la bataille contre le virus.

Si la suspension s'éternisait, le gouvernement serait contraint de revoir son calendrier vaccinal et son objectif de 10 millions de premières injections d'ici à la mi-avril, 20 millions d'ici à la mi-mai et 30 millions d'ici à l'été, "dans une certaine mesure mais pas complètement", a indiqué sur France Inter le président du Comité d'orientation de la stratégie vaccinale, le Pr Alain Fischer, en rappelant que le vaccin du laboratoire anglo-suédois "représente à peu près 30, 35% des doses qui doivent être administrées au mois d'avril".

A ce stade, 5.435.795 personnes ont reçu au moins une injection de vaccin anti-Covid et 2.310.236 en ont reçu deux doses, selon des chiffres publiés mardi par le ministère de la Santé.

Préparation du "pass sanitaire"

La France attend aussi la présentation du passeport sanitaire proposé par l'Union européenne, ce mercredi. Ce projet commun servira de base pour le "pass sanitaire" numérique voulu par Emmanuel Macron. Les contours n'ont pas encore été précisés par le gouvernement mais plusieurs pistes sont évoquées, comme l'octroyer aux personnes vaccinées mais aussi à celles présentant un test négatif récent et à celles ayant déjà été contaminées par le virus et possédant donc des anticorps.

Ce pass fait partie des variables pour la réouverture des lieux culturels, des restaurants, des bars ou encore des salles de sport.

Emmanuel Macron refuse que ce passeport soit attribué uniquement aux personnes vaccinées, cela créerait une injustice puisque tout le monde n'a pas encore accès au vaccin. Et en effet, près de 7 personnes sur 10 ayant participé à une vaste consultation lancée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), se sont dites "très défavorables" à l'instauration d'un passeport vaccinal, redoutant notamment une "atteinte aux libertés privées", selon des résultats dévoilés mardi. Pour que ce dispositif soit accepté de tous, les participants proposent qu'il soit mis en place "une fois les personnes volontaires vaccinées", qu'il soit valable "uniquement pour les déplacements à l'étranger", évoquent "la possibilité de pouvoir remplacer le passeport vaccinal par un test PCR négatif réalisé 72 heures avant" ou "la possibilité de réaliser des contrôles à l'entrée des lieux collectifs par des policiers ou autres agents officiels".

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