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Coronavirus : des centres de "desserrement" pour les malades du virus en Île-de-France

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Des centres de "desserrement" voient le jour en Île-de-France. Ils ont pour but d’accueillir des malades du covid-19 en grande précarité, mais sans nécessité d'hospitalisation. Dans la région, six de ces centres ont déjà ouvert.

En Île-de-France, des centres de "desserrement" voient le jour, destinés à accueillir les malades du covid-19 en grande précarité mais qui ne nécessitent pas d'hospitalisation. (photo d'illustration).
En Île-de-France, des centres de "desserrement" voient le jour, destinés à accueillir les malades du covid-19 en grande précarité mais qui ne nécessitent pas d'hospitalisation. (photo d'illustration). © Maxppp - Adrien Vautier / Le Pictorium

En Essonne, des structures hybrides voient le jour, comme à Athis-Mons. Ce ne sont ni des centres d'hébergement, ni des établissements médicaux, mais des centres de "desserrement". Ils reçoivent les malades du covid-19 en grande précarité, mais sans nécessité d'hospitalisation. Une cadre de santé, quatre infirmières, quatre aide-soignants, deux auxiliaires de vie, trois agents de sécurité, un travailleur social et un médecin référent composent l'équipe de ce centre. La nuit, un aide-soignant et un agent de sécurité restent sur les lieux. Dans ces centres, le confinement est strict.

À l'entrée d'un nouveau patient, les infirmières évaluent la douleur, prennent la tension, la température et la saturation en oxygène (qui permet de détecter une détresse respiration) afin de déterminer la prise en charge adéquate. Pour tous, la température et la saturation sont prises deux fois par jour.

Six centres en Île-de-France

Examinés par un médecin avant d'être redirigés vers le centre, les patients arrivent avec leur propre traitement. Le personnel se charge surtout de la surveillance et ne dispose que de paracétamol comme médicament.  "En masques, on est équipés pour tenir deux mois", soit 4.000 unités, à raison de deux masques par personnel et un par patient par jour, détaille Bigué Diao, cadre de santé de l'établissement nouvellement mis en place et salariée d'Aurore, l'association de lutte contre l'exclusion qui gère ce centre ainsi qu'un autre en Île-de-France.  Lors d'une réunion de l'équipe, Luc Ginot insiste sur l'enjeu de ce type de structure : "Si on ne tient pas là, c'est le système d'hébergement dans son ensemble qui peut s'effondrer".

Dans ces centres, le confinement est strict. Les trois repas quotidiens sont servis dans la chambre individuelle de chaque personne y résidant. Elle est équipée d'une salle de bains et d'un téléviseur. L'accès pour les patients au jardin intérieur deux fois par jour sera possible dès la semaine prochaine.  Vendredi à la mi-journée, huit personnes étaient hébergées dans cet ancien Ehpad d'une capacité de 48 chambres. 

Vu le rythme que ça prend, d'ici deux semaines on sera remplis - Bigué Diao, cadre de santé

"Vu le rythme que ça prend, d'ici deux semaines on sera remplis", estime Bigué Diao. Les personnes accueillies sont principalement des demandeurs d'asile qui retrouveront leur place dans un centre d'hébergement à leur sortie. Seules deux sont en errance. À l'échelle de la région, six centres ont été ouverts pour l'heure. "On en mettra en place autant que nécessaire", indique Luc Ginot, directeur de la santé publique à l'Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France.  

L'ARS oriente les personnes isolées positives au covid-19 vers ces structures "qui soulagent les hôpitaux et les centres d'hébergements" et agissent comme "substituts au confinement à domicile" pour ceux qui n'en ont pas.  Au niveau national, le ministre du Logement Julien Denormandie a annoncé ce jeudi que 59 structures étaient opérationnelles en France, soit 2.300 places. Le ministère prévoit d'en ouvrir 20 de plus.  

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