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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : un "drive" à Bourgoin-Jallieu pour effectuer des tests de dépistage

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Par , France Bleu Isère

Dans le cadre du déconfinement, il est prévu d'intensifier les tests de dépistage de Covid-19. Bourgoin-Jallieu vient allonger la liste des communes iséroises qui disposent d'un labo mobile avec un système de "drive".

Le prélèvement dure quelques secondes et se fait sans descendre de la voiture.
Le prélèvement dure quelques secondes et se fait sans descendre de la voiture. © Radio France - Céline Loizeau

Effectuer un test de dépistage sans descendre de sa voiture, c'est le système du drive. Ce concept, que l'on connaissait pour récupérer son repas au fast-food ou pour faire ses courses, rencontre beaucoup de succès avec la crise du coronavirus où l'objectif est d'éviter les contacts. Et le milieu médical s'y est mis avec des laboratoires mobiles pour effectuer des tests de dépistages Covid-19. Le CHU de Grenoble vient d'en installer un. Le laboratoire Oriade-Noviale en a aménagés plusieurs ces dernières semaines : l'Isle-d'Abeau, Tignieu-Jameyzieu, Saint-Marcellin, Voiron, Vizille, Echirolles... 

Dernier en date, à Bourgoin-Jallieu, avec des premiers patients pris en charge ce mardi matin. Cela se passe, sur le parking du 1er-Atelier, à côté du pub l'Albion. Sous une tente blanche attendent trois professionnels de santé. L'installation de ce "drive" a été possible après la mobilisation de la mairie, du laboratoire Oriade-Noviale et de l'association des infirmières libérales du bassin berjallien.  

Gants, charlotte, lunettes, visière, combinaison, deux infirmiers effectuent les prélèvements. Les échantillons seront analysés par le laboratoire Oriand-Noviale auquel appartient Agnès Perrier (en arrière plan)
Gants, charlotte, lunettes, visière, combinaison, deux infirmiers effectuent les prélèvements. Les échantillons seront analysés par le laboratoire Oriand-Noviale auquel appartient Agnès Perrier (en arrière plan) © Radio France - Céline Loizeau

"Depuis le 11 mai, avec le déconfinement, on a une augmentation des demandes"

Il ne s'agit pas de tests sérologiques, mais des tests PCR qui se font en introduisant un écouvillon, une sorte de long coton-tige, dans une narine. Il permet de savoir si à l'instant T vous avez le Covid et donc d'identifier les malades, repérer les cas contacts et isoler les porteurs du virus. Pour bénéficier de ce test (54 euros, pris en charge par l'assurance maladie), il faut présenter des symptômes et avoir une ordonnance d'un médecin.

L'objectif du gouvernement est d'amplifier le nombre de tests de dépistage du coronavirus pour en effectuer entre 500 000 à 700 000 chaque semaine. "Depuis le 11 mai, avec le déconfinement, on a une augmentation des demandes. Avant, on ne testait que les patients symptomatiques avec des comorbidités (ndlr : maladies et/ou troubles aigus ou chroniques, comme le diabète ou l'obésité). Maintenant, on nous demande de tester tous les patients qui ont des symptômes, même s'ils n'ont pas d'autres facteurs de risques (...) Le drive permet d'éviter que les patients rentrent dans le laboratoire, alors que l'on doit respecter les distances de sécurité et que les personnes qui viennent faire des prises de sang reviennent de plus en plus nombreuses", explique Agnès Perrier, biologiste chez Oriade-Noviale. 

Son laboratoire analyse l'échantillon. Mais ce sont des membres de l’association des infirmières libérales du bassin berjallien qui effectuent le prélèvement nasopharyngé. Laurent Lefevre en est le président :  "il faut s'imaginer qu'à domicile, on est obligé de s'habiller et de se déshabiller à chaque fois. Tandis que là, on a juste à mettre des gants et se désinfecter. Le drive permet d'avoir beaucoup plus de personnes sur un temps réduit." Lui et son collègue portent une combinaison blanche, des gants, un masque FFP2. L'un d'eux à même, en plus, une visière. Ce mardi matin, ils ont reçu 14 patients en une heure.

C'est sous une tente que les automobilistes s'arrêtent pour faire ce test de dépistage. Chacun attend son tour. Il faut prendre rendez-vous.
C'est sous une tente que les automobilistes s'arrêtent pour faire ce test de dépistage. Chacun attend son tour. Il faut prendre rendez-vous. © Radio France - Céline Loizeau

Les premiers patients rassurés par le fait de ne rencontrer que les professionnels

Et les patients, qu'en pensent-ils ? Eux, viennent munis de l'ordonnance du médecin, et doivent aussi porter un masque qu'ils baissent juste en dessous du nez le temps de la rapide intervention. C'est plutôt désagréable, selon eux. Mais ils apprécient de ne pas avoir à descendre de la voiture.  Valérie est rassurée : "pour des raisons de sécurité, c'est mieux, les personnes restent dans leur voiture". Jean-Pierre abonde : "ça permet de respecter les règles de distance par rapport à un labo où c'est un peu plus confiné." 

Phouphane, lui, estime que " c'est moins oppressant, moins médicalisé." Ali est le seul, ce matin-là, à être venu à pied, et malgré une grimace le temps du prélèvement, il tient à remercier l'équipe : "c'est une profession qui s'adapte aux besoins des patients, à la situation. 

A Bourgoin-Jallieu, ce "drive" est ouvert tous les jours, sauf week-ends et jours fériés, de 10h30 à 11h30. Si besoin, les horaires pourront être élargis. L'Agence régionale de santé a publié une carte des lieux de dépistage dans la grande région Auvergne-Rhône-Alpes.

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