Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus

Coronavirus : un gymnase de Neufchâtel-en-Bray devient un centre de soins

Un dispositif de soins spécifique, dédiée au COVID-19, a été mis en place dans un gymnase de Neufchâtel-en-Bray. Les malades ou personnes suspectées de l'être y seront envoyés par leur médecin.

Le personnel soignant prend toutes les précautions nécessaires
Le personnel soignant prend toutes les précautions nécessaires - Mairie de Neufchatêl-en-Bray

Le gymnase Jacques-Anquetil de Neufchâtel-en-Bray, en Seine-Maritime, a désormais des allures de grande salle de consultation. Depuis lundi 30 mars, ce centre de soins provisoire prend en charge des patients atteints du COVID-19 ou ayant des symptômes suspects. Une initiative de communes et de la Communauté professionnelle territoriale de santé de Bray et Bresle. "Le gros de la vague n'est pas encore arrivé mais nous devons aller très vite car quand l'épidémie sera là, il faudra être prêts", estime le médecin Jacques Frichet, son président. 

La sécurité avant tout 

L'objectif est de sécuriser la prise en charge en protégeant aussi bien les patients que le personnel de santé. "Nous avons mis en place des flux entrants et sortants. Nous disposons aussi de tenues adaptées pour tous les soignants avec des masques, des combinaisons, des lunettes, ce qui est compliqué à avoir dans chaque maison de santé", indique Jacques Frichet. 

Mais ce centre a un autre but : soulager des médecins déjà sollicités. "Nous devons préserver les unités de soins habituelles, les maisons de santé, les cabinets médicaux, où les patients fragiles doivent poursuivre leurs soins. Il est hors de question de les sacrifier au nom du COVID-19", poursuit le docteur. 

Le centre de soins est composé de docteurs, d'infirmières mais aussi d'étudiants en médecine comme Vincent, en troisième année : "c'est important pour moi de venir ici d'autant plus que les universités sont fermées, on a rien à faire. On se dit que c'est notre futur métier, qu'on a des compétences, donc c'est normal". 

Inutile de s'y rendre directement 

Outre le lavage de mains, obligatoire à l'entrée, l'aval d'un médecin est nécessaire pour obtenir une consultation. "La personne qui présente des symptômes, quelque chose qui ferait penser au Coronavirus, doit d'abord prioritairement appeler son médecin , l'avoir en télé-consultation ou par téléphone, ou joindre le 116-117". 

Le médecin va alors récolter les informations et orienter le patient. Si les signes présentés sont trop graves, il sera envoyé dans un service d'urgence hospitalier. S'ils nécessitent pas d'urgence respiratoire ou/et qu'il est difficile d'établir un diagnostic par exemple, ce centre spécifique prendra le relais. "Nous sommes une alternative, nous ferons ici, dans ce gymnase, un diagnostic plus poussé". 

Ce centre trouve en quelque sorte sa place entre les cabinets médicaux classiques et les urgences hospitalières mais il ne s'y substitue pas. Les patients des cantons avoisinants (Londinières, Saint-Saëns, Blangy-sur-Bresle, Forges-Les-Eaux, Gournay-en-Bray...) peuvent y être accueillis 7 jours sur 7 de 9h à 19h. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu