Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Covid-19 : un médecin de l'Indre a été hospitalisé en réanimation pendant trois semaines

-
Par , France Bleu Berry

Au moins une quinzaine de médecins qui exercent dans l'Indre ont été contaminés par le Covid-19. L'un d'entre eux a été hospitalisé en réanimation pendant trois semaines. Il se porte mieux mais reste très marqué.

Dans les cabinets médicaux, il y a une reprise d'activité après deux semaines de confinement
Dans les cabinets médicaux, il y a une reprise d'activité après deux semaines de confinement © Maxppp - Stéphanie PARA/PHOTOPQR/LA MONTAGNE

Depuis le début de l'épidémie de Covid-19, le personnel hospitalier a été en première ligne pour sauver des vies. Au centre hospitalier de Châteauroux, 109 soignants ont été contaminés. Les médecins ont aussi été mobilisés et exposés au coronavirus. Dans l'Indre, une quinzaine d'entre eux ont été testés positifs. "Il y a six ou sept médecins de l'Indre qui ont été hospitalisés. Et un médecin généraliste, le plus jeune de l'ensemble, a été plus sérieusement touché puisqu'il a été admis trois semaines en réanimation à l'hôpital de Tours. Il s'en est sorti mais il est dans l'incapacité de travailler aujourd'hui", précise Thierry Keller, président du conseil départemental de l'Ordre des médecins dans l'Indre. 

Pour l'instant, dans son cabinet en centre-ville de Châteauroux, il n'a pas constaté de hausse de suspicions de cas Covid.

ÉCOUTEZ | Thierry Keller, président du Conseil de l'ordre des médecins de l'Indre, invité de France Bleu Berry

Manque de masques et baisse d'activité dans les cabinets médicaux

Le manque flagrant de masques a aussi concerné les médecins. "On n'a pas assez de masques, on n'en a jamais eu suffisamment, en tout cas au début. Les promesses gouvernementales ne sont restées que des promesses. On n'a jamais été abondé, on n'a pas eu de dotations de masques FFP2 mais que des masques chirurgicaux", déplore Thierry Keller, médecin généraliste à Châteauroux, invité de France Bleu Berry ce lundi.

Le confinement a aussi fait subir une perte d'activité assez importante. En moyenne, une baisse de 30% pour les médecins généralistes de l'Indre. Et jusqu'à 80 voire 100% de baisse pour les médecins spécialistes. Une reprise de l'activité est observée même si elle est moins importante qu'un mois de mai normal. Mais la crise économique touche aussi la médecine. "Ça provoque un manque de trésorerie. Certains généralistes ont certainement beaucoup de difficultés. Nous avons mis en place un plan d'entraide avec des fonds débloqués sur tout le territoire national. On va voir dans l'Indre ce que ça donne", indique Thierry Keller, président du conseil départemental de l'Ordre des médecins dans l'Indre. 

Il rappelle que les cabinets médicaux sont de très petites entreprises qui ont "énormément souffert" de manière générale. "Quand vous avez du personnel, s'il n'y a pas de rentrée d'argent et qu'on maintient en partie le salaire de nos salariés, ce n'est pas toujours évident", ajoute-t-il.

Ségur de la Santé : une augmentation de salaire, c'est un minimum

Le ministre de la Santé entame ce lundi après-midi les discussions pour réformer le système de santé et améliorer les conditions de travail dans les hôpitaux. La revendication principale est la hausse des salaires. "Ce sont des gens qui travaillent énormément de façon générale. La revalorisation salaire sera une pierre angulaire", confirme Thierry Keller. "Mais il n'y a pas que ça. Il manque du personnel d'une façon générale. Bon nombre d'infirmiers ou infirmières que je connais me disent qu'ils sont en congés mais qu'ils peuvent être rappelés n'importe quand parce qu'il faut des bras supplémentaires. Je trouve anormal qu'on puisse prendre les congés de ces gens parce qu'il n'y a pas assez de personnel", conclut Thierry Keller, favorable donc à un renforcement des effectifs dans les hôpitaux.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu