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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "Un point de rupture va être atteint", alarme un infirmier du CHU de Strasbourg

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Les Hôpitaux universitaires de Strasbourg confrontées à la lutte contre le coronavirus. Pour l'instant, la demande en soin est absorbée selon plusieurs syndicats de santé. Mais la situation risque de se tendre. En coulisse, le personnel se dit à bout de souffle.

Un infirmier met un masque de protection. Image d'illustration.
Un infirmier met un masque de protection. Image d'illustration. © Maxppp - Andreas Arnold

"On est sous tension, en flux tendu", soupire l'un des infirmiers des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS). Joint par téléphone, ce professionnel de santé veut rester anonyme. Il y a, selon lui, "une omerta" sur la situation du coronavirus dans les couloirs de l'hôpital. 

Des lits mais un manque de personnel

La propagation du coronavirus se poursuit et les malades affluent aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg. En plus du service des maladies infectieuses du Nouvel hôpital civil (NHC), un service de réanimation accueille également des malades. Les lits sont là, mais les syndicats déplorent un manque de personnel. "Avec des règles d'hygiènes plus strictes, forcément cela augmente la charge de travail", déclare Christian Prud'homme, secrétaire général de Force Ouvrière Santé dans le Bas-Rhin. 

"Un point de rupture va être atteint", alerte l'infirmier. La seule solution selon lui : une mobilisation générale de tous les personnels hospitaliers. Un "plan blanc", qui serait tenable "qu'une journée, pas plusieurs semaines", ajoute t-il. Le manque de personnel est aussi plombé par des collègues contaminés et placés en "quatorzaine" chez eux.

Restriction de masque

Les masques de protection sont loin d'être sur tous les visages des professionnels de santé. "Ils sont contingentés et leurs stocks tardent à être réapprovisionnés", décrit l'infirmier. Ils sont réservés en priorité à ceux en contact direct avec des malades. 

Ce qui n'est pas suffisant selon l'infirmier car "tous les visiteurs de l'hôpital sont potentiellement porteurs du virus, et là, on ne peut pas se protéger." Certains utilisent alors le même masque pendant toute la journée bien qu'il se périme au bout de trois à quatre heures. 

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