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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : un respirateur à 1000 euros bientôt sur le marché

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Par , France Bleu Isère, France Bleu Loire Océan

Ce respirateur à bas coût a été conçu par des entrepreneurs nantais, avec l'appuis du CEA de Grenoble. La marque d'électroménager SEB va produire les 500 premiers exemplaires dans ses usines françaises.

Le respirateur a été conçu par le collectif nantais MakeAir et le CEAde Grenoble avec l’aide financière de la région Auvergne Rhône-Alpes
Le respirateur a été conçu par le collectif nantais MakeAir et le CEAde Grenoble avec l’aide financière de la région Auvergne Rhône-Alpes - © CEA Grenoble

C'est une véritable course contre la montre qu'est en train de remporter ce projet, lancé à la mi-mars à Nantes. Comme bien d'autres en France, des entrepreneurs veulent apporter leur contribution à la lutte contre le coronavirus. Ils se mettent en tête de concevoir un respirateur à bas coût

1000 euros, c'est dix fois moins cher que les respirateurs traditionnels

Rapidement près de 250 personnes se lancent dans le projet, en travaillant bénévolement, notamment sous le regard scientifique et médical de Pierre-Antoine Gourraud, praticien au CHU de Nantes. "Notre ambition a été de créer un respirateur qui a toutes les fonctions essentielles, mais rien que les fonctions essentielles" explique celui qui est aussi enseignant à la faculté de médecine, "un dispositif que l’on peut construire en temps de crise, avec des composants électroniques relativement standards, faciles à trouver, y compris en cas de crise". Ce qui explique le prix de 1000 euros, là ou un respirateur traditionnel coûte dix fois plus cher.

"Ce n'est pas un bricolage de fond de garage c’est un appareil médical" - Emmanuel Sabonnadière, directeur du CEA de Grenoble

Le CEA de Grenoble est ensuite intervenu, pour fabriquer les premiers prototypes, testés sur des cochons. Ils sont désormais en attente de validation par l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM), pour passer à des tests sur des humains. "Cela marche très bien puisque les courbes que l’on obtient répondent tout à fait aux besoins des Covid" assure Emmanuel Sabonnadière, le directeur du CEA pour qui "ce n'est pas un bricolage de fond de garage c’est un appareil médical qui sera intubé sur des patients touchés par le Covid. C’est un respirateur qualifié, respectable et fiable". 

Financés en partie par la région Auvergne-Rhône-Alpes, les 500 premiers respirateurs seront produits à partir de la semaine prochaine dans les usines du groupe d'électroménager SEB, ils seront ainsi prêts à être utilisés lorsque l'ANSM donnera son feu vert. Un respirateur dont les plans sont en libre accès, ce qui veut dire que d'autres entrepreneurs à travers le monde pourraient s'en emparer. 

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