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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "risque élevé" de voir la circulation du virus repartir à la hausse, selon Santé publique France

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Par , France Bleu

Dans son dernier bulletin hebdomadaire présenté ce vendredi, Santé publique France estime qu'il existe un "risque élevé" que la circulation du coronavirus reparte à la hausse "dans les prochaines semaines en France". Emmanuel Macron appelle les Français à "redoubler de vigilance" à Noël.

Santé Publique France estime qu'il existe un "risque élevé" que la circulation du coronavirus reparte à la hausse (illustration).
Santé Publique France estime qu'il existe un "risque élevé" que la circulation du coronavirus reparte à la hausse (illustration). © Maxppp - Richard BRUNEL

L’évolution actuelle de l’épidémie de Covid-19 suggère "un risque élevé de voir la circulation du virus à nouveau augmenter dans les prochaines semaines en France", indique Santé publique France dans son dernier bulletin hebdomadaire, présenté ce vendredi. Après un mois de baisse, l’évolution des principaux indicateurs se stabilise.

Les autorités sanitaires, tout comme Emmanuel Macron, appellent les Français à être très vigilants lors des réunions de famille à Noël. 

Une "évolution préoccupante de l'épidémie"

La semaine dernière (49), du 30 novembre au 06 décembre, a été marquée "par une évolution préoccupante de l’épidémie, du fait d’une très faible diminution de la circulation du SARS-CoV-2 en France après quatre semaines de forte décroissance de l’épidémie", alerte Santé publique France, évoquant "un net ralentissement de la diminution des nouvelles contaminations". Les régions les plus touchées sont Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, et Grand Est.

Selon SPF, les indicateurs se maintiennent à un niveau élevé et, la semaine dernière, comme la semaine précédente, plus de 10.000 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés, en moyenne, chaque jour en France. Le taux de positivité est lui quasi stable à 6,4%, contre 6,5% la semaine précédente.

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Dans les hôpitaux, le nombre de nouvelles entrées de patients atteints de coronavirus a également légèrement diminué, de 9.247 durant la semaine du 23 novembre à 8.424 pour celle du 30 novembre (-9%), tout comme les admissions en réanimation qui sont passées de 1.346 à 1.127 (-16%). 

Les indicateurs hebdomadaires de l'épidémie de coronavirus en France.
Les indicateurs hebdomadaires de l'épidémie de coronavirus en France. - Santé Publique France

Le nombre de morts liés au coronavirus est passé de 3.204 à 2.589 (-19%). "Le nombre de nouveaux décès avait diminué en semaines 47 et 48, mais restait très élevé en semaine 49, avec des évolutions contrastées selon les régions", souligne Santé publique France.

Le taux d’incidence des cas confirmés a lui aussi diminué, mais très légèrement, la semaine dernière avec 109 cas/100 000 habitants (-6% par rapport à la semaine précédente). Du 30 novembre au 6 décembre, les départements présentant les taux d’incidence les plus élevés étaient les Ardennes (229/100 000 habitants), la Haute-Savoie (224), le Doubs (223), les Hautes-Pyrénées (216) et l’Yonne (199).

Pourquoi une telle situation ?

Pour les épidémiologistes de Santé publique France, il est trop tôt pour attribuer cette évolution à la réouverture des commerces dits "non essentiels" le 28 novembre. Le responsable de l'unité infections respiratoires et vaccination de l'agence sanitaire, Daniel Levy-Bruhl, a dressé deux hypothèses. 

Selon lui, il y a d'une part, "un certain relâchement des mesures individuelles de prévention", d'autre part, "des facteurs météorologiques". "On a de bonnes raisons de penser que les facteurs climatiques jouent sur la dynamique épidémique, ne serait-ce que par la synchronicité des reprises épidémiques dans différents pays qui ont des politiques différentes de gestion du risque lorsque le thermomètre chute ou augmente", a-t-il expliqué. 

Mais "on ne sait pas très bien faire la part entre l'effet direct de la météo sur le virus, sa virulence, sa persistance dans les voies aériennes et l'effet indirect qu'a le froid et le mauvais temps en général sur les comportements humains", notamment une moins bonne aération des pièces.

Appel à la vigilance pour Noël

Dans ce contexte, Santé publique France appelle "à la plus grande vigilance, notamment dans la perspective des fêtes de fin d’année". Dans ce contexte, "les mesures de prévention et de distanciation sociale restent essentielles", souligne l'agence sanitaire. 

Lors d'une conférence de presse, Emmanuel Macron a lui aussi demandé ce vendredi aux Français de "redoubler de vigilance" face à l'épidémie de coronavirus lors des réunions de famille pour Noël, car "c'est dans ces moments, quand on se relâche (...), qu'on diffuse le virus".
Le chef de l'Etat a appelé à "être attentif à l'autre, prendre soin les uns des autres".

Noël est entre nos mains (...) Evidemment on doit se retrouver, mais moins que d'habitude pour Noël, moins nombreux. - Emmanuel Macron 

Jeudi soir, face à ces chiffres qui ne baissent pas assez rapidement, le gouvernement a annoncé de nouvelles restrictions sanitaires par rapport à son plan initial, notamment le maintien d'un couvre-feu le soir du 31 décembre et la fermeture trois semaines supplémentaires des cinémas, théâtres et musées, qui devaient rouvrir initialement le 15 décembre. 

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