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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : un système "drive" de dépistage lancé sur la zone de Taulhac au Puy-en-Velay

Les Hauts de Taulhac, Le Puy-en-Velay, France

Des tests pour dépister le coronavirus ont commencé jeudi 26 mars à Taulhac (Puy-en-Velay). Même si la Haute-Loire est jusqu'ici moins frappée que d'autres par le Covid-19, le département s'organise. Le laboratoire Altilabo assure les prélèvements, en priorité réservés aux professionnels de santé.

Après Nice notamment, Taulhac a son système de dépistage façon "drive" : le laboratoire Altilabo installé en Haute-Loire assure les prélèvements.
Après Nice notamment, Taulhac a son système de dépistage façon "drive" : le laboratoire Altilabo installé en Haute-Loire assure les prélèvements. © Maxppp - Cyril Dodergny

Le laboratoire d’analyses médicales Altilabo réalise depuis jeudi 26 mars des prélèvements naso-pharyngés sur la zone d'activité de Taulhac, au Puy-en-Velay, en Haute-Loire. Le procédé est particulier puisque les dépistages se font en "drive" : un barnum a été installé et les tests se font sur les patients, directement depuis leur voiture.

Mais ces tests ne sont pas ouverts à tout le monde. Hassan Mahfoudi est biologiste et un des dirigeants du laboratoire Altilabo. Il explique que ces tests obéissent à un protocole particulier qui permet de filtrer les patients. 

Les professionnels de santé, c'est vraiment la priorité !

Hassan Mahfoudi est un des dirigeants du laboratoire Altilabo : ce biologiste explique que ces tests sont prioritairement réservés au personnel soignant.

"Jeudi, on en a fait sur place 7, vendredi, 8 prélèvements. C'est réservé vraiment à des catégories de personnes : aujourd'hui, les personnes que l'on teste, ce sont les professionnels de santé qui ont une somme de pathologies qui évoquent le Covid-19. C'est vraiment la priorité. Ou soit on teste aussi les établissements de soins et cette fois-ci ce sont les patients qui présentent des signes dans les établissements comme les EHPAD. En fait, on n'a aucun contact avec le patient : c'est le médecin qui contacte le laboratoire pour vérifier avec le biologiste si la personne est bien éligible au test. On a commencé tout doucement donc on n'a pas fait beaucoup de publicité là-dessus parce que de toute façon, ce n'est pas le but recherché. Le but, c'est de dépister les gens à bon escient. "

Il explique qu'en tant que concept nouveau, il y a encore certaines difficultés dans ce type de tests, notamment le manque de kits de dépistage.

Il y a un gros problème d'approvisionnement en matériel !

Hassan Mahfoudi souligne notamment le gros problème d'approvisionnement en matériel

"Il y a un gros problème d'approvisionnement en matériel, à savoir les écouvillons dont on a besoin. Donc on ne pourra pas faire des centaines de dépistage. Et le deuxième facteur limitant, c'est qu'en fait il y a aussi le nombre de tests qui est limité : ça ne sert à rien de faire beaucoup de prélèvements s'ils ne peuvent pas être analysés. Nous, on a commencé par faire uniquement les prélèvements et le test est réalisé par le laboratoire Eurofins, à Paris. On lui transmet les échantillons le jour même, c'est analysé le lendemain et on reçoit les résultats quand tout va bien le surlendemain. Parce que c'est quelque chose qui est nouveau donc il faut préparer les techniques. Pour pouvoir le faire, il faut organiser 2 filières internes au-niveau du laboratoire pour séparer ces examens des autres examens". 

Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, un procédé similaire de dépistage "drive" a également été lancé par un laboratoire dans la Drôme.

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