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Coronavirus : une campagne de dépistage dans une école du Pays Basque

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Par , France Bleu Pays Basque

La campagne de dépistage Covid-19 dans les écoles a été inaugurée ce vendredi 5 mars au Pays Basque. L'école Jean Jaccachoury à Bidart a ouvert le bal. Les élèves de CM1 et CM2 ont effectué un test salivaire. Quelques parents n'ont pas donné leur accord.

Une cinquantaine d'élèves de CM2 de l'école Jean Jaccachoury à Bidart ont été dépistés à la Covid-19 ce vendredi
Une cinquantaine d'élèves de CM2 de l'école Jean Jaccachoury à Bidart ont été dépistés à la Covid-19 ce vendredi © Radio France - Sonia Ghobri

Le gymnase de l'école Jean Jaccachoury à Bidart se transforme pour quelques jours en centre de dépistage de la Covid-19. C'est le premier établissement du Pays Basque à participer à la campagne de tests salivaires lancée par le ministère de l'éducation. Il a été choisi en raison de sa taille : il compte 530 élèves, 334 en élémentaire et 196 en maternelle. "Evidemment nous avons répondu favorablement à la demande. Ce groupe scolaire est le plus grand du département. Il fallait un certain nombre d'enfants pour que cette campagne soit représentative", précise Emmanuel Alzury, le maire la ville. L'élu indique qu'aucune n'a été fermée dans sa commune depuis le début de la pandémie.

Établir une cartographie de l'épidémie en milieu scolaire 

"L'Agence régionale de santé (l'ARS) cherche à établir une photographie de l'épidémie en milieu scolaire. C'est l'objectif numéro 1. Cette campagne vise à observer si la circulation du virus dans les écoles est de même nature que dans le reste dans la population. Donc, chaque inspecteur de l'éducation nationale a proposé des écoles pour essayer d'avoir une cartographie la plus diversifiée possible : école en milieu rural, école en montagne, école dans des pôles urbains, école bilingue comme ici à Bidart. Avec toute l'attention que l'on porte à l'absence de brassage, les enfants ont tout de même deux enseignants par exemple", explique Sylvie Cuculou, inspectrice de l'éducation nationale sur la circonscription de Biarritz. 

Des tests un peu moins fiables mais moins intrusifs 

Ainsi, les élèves de CM1 et CM2 se sont fait dépister ce vendredi 5 mars. Ce sera au tour des enfants en classe de CP, CE1 et CE2 lundi. Les écoliers de la maternelle ne sont pas concernés par cette campagne de dépistage. Les tests salivaires sont un peu moins fiables que les PCR (85% contre 90%) mais ils sont moins intrusifs : pas besoin de long coton-tige dans le nez, ils auront besoin de cracher dans un flacon. Si les enfants n'y parviennent pas la salive peut être recueillie à l'aide d'une pipette. 

Par ailleurs, ces tests salivaires ne sont pas obligatoires. Un formulaire a été distribué aux parents en début de semaine. La plupart d'entre eux ont donné leur accord. "J'ai quand même demandé à mes enfants s'ils acceptaient de faire se tester. Ils m'ont dit oui, donc j'ai signé", raconte Véronique. Plusieurs parents d'élèves admettent qu'ils auraient été plus réticents s'il s'agissait de tests PCR. " Un test salivaire est moins douloureux, c'est moins anxiogène pour eux. Mes enfants ont déjà fait un test PCR, à leur âge c'est compliqué. Et dans à l'école, il n'y a pas papa et maman pour les rassurer", explique Christophe. 

Les élèves de CM2 et CM1 ont été les premiers a effectuer un test salivaire. Rigolo pour certains, dégoûtant pour d'autres. "On m'a toujours appris à ne pas cracher alors c'est bizarre, je me cachais un peu. C'est vraiment bizarre, on a les masques, la distanciation et ce monsieur du laboratoire", raconte Sacha, une élève de CM2.  

Le monsieur équipé de surchaussures, d'une surblouse, d'une charlotte et d'un masque FFP2 est le docteur Aubry, médecin biologiste, en charge du laboratoire Biopole à Biarritz. Il a été contacté par l'Agence Régionale de Santé en début de semaine. "Il a fallu s'organiser rapidement pour avoir du personnel et du matériel. Nous sommes en flux tendu pour les réactifs donc il a fallu contacter les hôpitaux de Bayonne ou de Pau pour en obtenir. Il a fallu s'arranger un peu". 

Les prélèvements sont analysés par le laboratoire Biopole dans un délai de 24 heures. Les résultats ne sont pas communiqués à l'école. Seuls les parents d'élèves et l'Agence Régionale de santé peuvent y avoir accès.  

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