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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : une équipe du CHU de Besançon prouve pourquoi et comment éviter l'embolie pulmonaire

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu

La découverte de l'équipe du Professeur Eric Delabrousse au CHU de Besançon va vraisemblablement permettre de sauver davantage de vies parmi les patients Covid-19 gravement touchés au plan respiratoire. Grâce à un angioscanner pulmonaire qui révèle les embolies pulmonaires non détectées jusqu'alors.

CHU de Besancon
CHU de Besancon © Radio France - Jean-François Fernandez

L'étude "made in CHU de Besançon" vient d'être publiée ce jeudi par la revue scientifique américaine Radiology, mondialement reconnue dans le domaine médical. Elle a été menée durant trois semaines (16 mars au 4 avril 2020) par une équipe composée des Professeurs Éric Delabrousse (chef du Pôle Imagerie), Sébastien Aubry (chef du service Radiologie) et des Docteurs Julien Behr (radiologue spécialiste du poumon), Paul Calame (praticien hospitalier), Franck Grillet (chef de clinique). 

Au total, 100 patients Covid-19 plus ou moins gravement touchés au niveau respiratoire ont été analysés par angioscanner : cet examen d'imagerie médicale consiste à explorer les veines et les artères en y injectant un produit de contraste, afin d'y détecter d'éventuels risques d'embolie pulmonaire qui peut être mortelle si elle n'est pas diagnostiquée à temps. 

Autrement dit, l'équipe bisontine a décidé d'innover puisque depuis le début de la propagation du coronavirus, pour les patients hospitalisés en réanimation, les recommandations en vigueur au niveau international sont de pratiquer uniquement un scanner thoracique - sans injection - qui ne permet pas de visualiser les suspicions d'embolie pulmonaire. Et ce "test" s'est revelé efficace au CHU de Besançon.

Cinq fois plus d'embolies pulmonaires détectées chez les patients Covid-19

"Parmi les patients que nous avons explorés par angioscanner, 23% avaient une embolie pulmonaire. Soit près d'un sur quatre : c'est un taux très très élevé ! Classiquement, c'est entre 1% et 5% chez les patients de "réa" qui sont ceux qui ont le plus fort taux d'embolies pulmonaires", détaille le Pr Delabrousse qui a donc, a priori, l'explication à cette incompréhension jusqu'alors : "pourquoi des patients, apparemment dans un état stable avec 75% de capacité respiratoire, présentaient malgré tout finalement une embolie pulmonaire non décelée sur le seul scanner thoracique ?".

Systématiser l'angioscanner permettra ensuite de se concentrer sur la seule problématique ventilatoire

Comme c'est déjà le cas au CHU de Besançon, le Professeur Eric Delabrousse préconise ainsi de systématiser l'angioscanner désormais dans tous les hôpitaux de France et pas seulement : "d'abord, parce qu'on sait traiter l'embolie pulmonaire à base d'anticoagulants. Et parce qu'ensuite, pour les patients Covid, ça veut dire qu'il ne restera plus que la problématique ventilatoire que les réanimateurs savent prendre en charge de façon efficace".

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