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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : une Normande placée en quarantaine en Chine

Le coronavirus continue de se répandre en Chine. Plus de 100 personnes sont décédées. Une étudiante rouennaise est placée en quarantaine à Shenzhen, a priori jusqu'au 8 février 2020.

Mélissa a attendu 15 heures dans cette pièce de l'aéroport de Shenzhen.
Mélissa a attendu 15 heures dans cette pièce de l'aéroport de Shenzhen. - Mélissa Mehl

"Je suis toute seule dans une chambre et j'ai des prises de température à peu près trois fois par jour." Le séjour de Mélissa Mehl en Chine ne se déroule pas du tout comme prévu. Cette jeune femme est originaire d'Évreux et étudie l'architecture à Darnétal, près de Rouen. Elle poursuit son cursus au Vietnam depuis cinq mois et devait rejoindre une amie en Chine, à Shanghai, pour les vacances, dimanche 26 janvier 2020.

Mais le coronavirus est passé par là. Il a déjà fait plus de 100 morts en Chine et au moins 4.500 personnes sont contaminées, d'après les autorités.

Quand je me suis retrouvée très isolée et que je n'avais personne qui pouvait communiquer avec moi, ça a été compliqué.

Face à cette épidémie, de nombreux contrôles sont mis en place. Dimanche, alors que Mélissa est dans son avion pour aller à Shanghai, des agents chinois montent à bord et prennent la température de tous les passagers. "Il y a alors eu des suspicions pour une famille qui était passée par Wuhan [épicentre de l'épidémie NDLR] et, si j'ai bien compris, l'un de ses membres avait de la fièvre", raconte la Normande.

La famille est alors conduite dans un hôpital et tous les passagers de l'avion sont placés en quarantaine, dans une salle de l'aéroport puis dans un hôtel. "Quand je me suis retrouvée très isolée et que je n'avais personne qui pouvait communiquer avec moi, ça a été compliqué", explique-t-elle. "Mais depuis que je sais comment ça va se passer pour moi dans les prochains jours, que j'ai la certitude d'avoir à manger, un lit et une connexion Internet à peu près correcte, je suis rassurée."

Pas de rapatriement des étudiants seinomarins pour le moment

De nombreux autres Normands sont en Chine, notamment des étudiants. À Néoma Business School, à l'université de Rouen et à Sciences po au Havre, ces jeunes font l'objet d'un suivi tout particulier. Aucun n'a pour le moment eu besoin d'être rapatrié. Cependant, l'université suspend tout déplacement en Chine de personnels et d’étudiants "tant que l’épidémie n’est pas jugulée". Et par exemple, les étudiants de Néoma qui sont revenus de Chine début janvier ont eu un rendez-vous de médecine préventive.

Ici, les habitants portent tous un masque.

Fabien Lemasson est, lui, à Shanghai depuis trois ans et demi pour le travail. Pour le moment, ce Caennais ne songe pas à rentrer en France mais suit attentivement l'évolution de la situation et prend ses précautions.

Beaucoup d'habitants de Shanghai portent un masque.
Beaucoup d'habitants de Shanghai portent un masque. - Fabien Lemasson

"Les cas sont sous-estimés car le virus se propage rapidement ici et des mesures très drastiques ont été prises", estime-t-il. "Je devais aller à Wuhan en train dimanche et on ne peut plus, la ville est en quarantaine. Ici, les habitants portent tous un masque et on nous incite à se laver les mains plusieurs fois par jour, une trentaine, quarantaine de fois."

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