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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : visite de la structure d'accueil et de dépistage au CHRU de Nancy-Brabois

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Le CHRU de Nancy-Brabois est, dit-il, "prêt" à faire face au coronavirus. Il a tenu à le montrer en organisant une visite de la première structure d'accueil et de dépistage en Lorraine.

La structure d'accueil et de dépistage du coronavirus est en place depuis mardi 25 février au CHU de Nancy.
La structure d'accueil et de dépistage du coronavirus est en place depuis mardi 25 février au CHU de Nancy. © Radio France - Adrien Bossard

Le CHRU de Nancy-Brabois dispose depuis mardi 25 février d'une structure d'accueil et de dépistage du coronavirus. Elle est mise en place dans le bâtiment Philippe Canton, au service des maladies infectieuses, en coordination avec le service virologie. Potentiellement, jusqu'à une cinquantaine de lits sont mobilisables

Après avoir appelé le 15 et décrit ses symptômes, le patient peut donc y être admis pour y faire le test. Il arrive, dans un premier temps, par une petite porte coulissante, à l'arrière du service des maladies infectieuses. "Soit par une ambulance, soit par son propre véhicule, mais aucun cas en empruntant les transports en commun", rappelle François Goehringer, infectiologue au CHU. "Tout est fait pour qu'il n'entre en contact avec aucune personne du corps médical ni aucun malade", poursuit-il.

On a un système de ventilation qui renouvelle l'air et qui le filtre donc il n'y a pas de risque pour l'environnement extérieur.

À l'intérieur, tout est fléché. Pour les personnes en ambulatoire, le dépistage se fait au 4e étage, dans l'ancien centre de recherche sur le sommeil, délocalisé à Central, et dont les locaux étaient vacants. Dix chambres sont prévues pour accueillir les patients. Pour ceux qui nécessitent une hospitalisation, les tests sont effectués au 2e étage, là où se trouve le service des maladies infectieuses.

Les 33 chambres sont toutes conçues de la même manière. Avant d'accéder au lit, il faut passer par un sas d'entrée avec un système de surpression. "C'est ce que l'on appelle une pression négative, explique François Goehringer. On a un système de ventilation qui renouvelle l'air et qui le filtre donc il n'y a pas de risque pour l'environnement extérieur." 

L'une des 33 chambres dans lesquelles peuvent être hospitalisés les patients suspects ou qui ont subi les prélèvements. - Radio France
L'une des 33 chambres dans lesquelles peuvent être hospitalisés les patients suspects ou qui ont subi les prélèvements. © Radio France - Adrien Bossard

C'est dans cette chambre individuelle que les prélèvements respiratoires sont effectués. "Nous en faisons deux. L'un consiste à prélever des crachats. L'autre est une aspiration nasopharyngée. En fait, nous enfonçons un conton-tige dans le nez pour en prélever des substances."  

Des analyses effectuées en séries, une à deux fois par jour

Ces échantillons sont amenés ensuite dans un autre bâtiment, au service virologie, et non plus à Paris, comme c'était le cas jusqu'à présent. Cela permet de gagner du temps dans la réalisation des analyses et permet d'en informer plus rapidement les patients concernés. 

"Les tests sont faits par séries, explique Evelyne Schvoerer, virologue. La technique ne nous permet pas du faire du cas par cas. Nous faisons une série par jour et nous espérons rapidement en faire deux quotidiennement."

C'est dans ce laboratoire du service virologie que sont effectuées les analyses. - Radio France
C'est dans ce laboratoire du service virologie que sont effectuées les analyses. © Radio France - Adrien Bossard

Mercredi, une quinzaine de prélèvements ont été réalisés. "Nous espérons ne pas avoir à en faire plus d'une trentaine, car là, ça deviendra difficile, reconnait la virologue. Nous serons obligés à ce moment-là de demander du personnel supplémentaire et de solliciter l'aide à l'ARS."   

En cas de test positif, ce qui n'est pour l'instant jamais arrivé à Nancy, le patient serait automatiquement transféré dans l'unité P3, qui dispose de 4 lits, et qui est complètement fermée.

Cette unité ne concerne que les cas avérés de coronavirus. - Radio France
Cette unité ne concerne que les cas avérés de coronavirus. © Radio France - Adrien Bossard
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