Infos

INSOLITE - Santé : les pansements seront bientôt des objets connectés

Par Marion Bargiacchi, France Bleu Bourgogne mercredi 12 octobre 2016 à 16:00

Les laboratoires Urgo.
Les laboratoires Urgo. © Maxppp - Jean-Christophe Tardivon

Vos pansements seront bientôt connectés. En tous cas, c'est l'objectif de la société Urgo. Elle crée en ce moment des prototypes de pansements intelligents près de Dijon (Côte-d'Or), pour soigner plus efficacement les plaies chroniques.

Un pansement connecté qui va transférer tout seul les informations sur votre blessure au médecin, comment ça fonctionne ? Et bien, on dit merci à la technologie comme l'explique Julien. Il dirige le projet de recherche dans les laboratoires Urgo tout près de Dijon (Côte-d'Or) : "En fait avec la miniaturisation de l'électronique, on arrive à intégrer des capteurs dans des couches très fines et ces couches sont intégrées à l'intérieur du pansement. Des capteurs intégrés aux pansements, qui permettent de faire des mesures de pression, de températures, d'humidité."

Les capteurs recueillent les données et une application installée sur votre téléphone les envoie aux médecins et aux infirmières : "En maîtrisant la plaie, on va changer la fréquence de changement des pansements, on peut aussi imaginer réduire la durée de traitement et soigner les patients à leur domicile."

Un pansement qui se rechargerait avec son téléphone

De quoi changer la vie des malades, mais il y a encore un tout petit détail à régler : "le seul inconvénient c'est que parfois ces capteurs là doivent être alimentés en énergie. Avec le smartphone, on recharge en l'approchant des capteurs, ou parfois on doit intégrer une batterie."

Eh oui, c'est comme le paiement sans contact, peut-être que bientôt on rechargera son pansement en collant son téléphone dessus ! Et la société Urgo l'assure : vos données personnelles ne passeront que par des plateformes sécurisées. Elle ne communique en revanche pas sur le budget alloué à ses recherches et pas non plus sur la date de mise sur le marché.

Partager sur :