Santé – Sciences

Côte-d’Or : un vétérinaire "low cost" s’installe à Meursault

Par Thomas Nougaillon et Philippe Renaud, France Bleu Bourgogne et France Bleu lundi 28 mars 2016 à 8:50

Une Consultation chez un vétérinaire
Une Consultation chez un vétérinaire - BALFIN JEAN PIERRE

Le réseau s’appelle "vétéo access", trois enseignes installées dans l’Aube et en Bourgogne. A Meursault et à Chagny, on vous promet jusqu’à 30 % d’économie par rapport à un vétérinaire classique. Comment cela est-il possible ? L’Ordre des vétérinaires n’est pas convaincu.

Après les compagnies aériennes low cost, les dentistes low cost, les taxis low cost et même la banque low cost, voici maintenant les vétérinaires low cost. C'est une nouveauté permise par la loi Macron. Les trois premiers cabinets de France viennent d'être lancés. Il y en a un près de Troyes et deux en Bourgogne. Un à Meursault en Côte-d'Or, l'autre à Chagny en Saône-et-Loire. Le réseau s'appelle "vétéo access". Sur place on soigne les chiens, les chats et les "NAC" les nouveaux animaux de compagnie reçus pour des consultations générales et des vaccinations.

Jusqu’à 30 % d’économie ?

Le docteur Jean-Jacques Bynen est vétérinaire à Beaune depuis 25 ans. Il a repris il y a 4 ans la clinique de Meursault, et depuis un mois il l'a faite entrer dans ce système "véto access". C’est une médecine vétérinaire low cost ou plutôt à coût modéré comme préfère le dire Jean-Jacques Bynen, qui possède une autre clinique de ce genre à Chagny en Saône-et-Loire tandis que son autre cabinet à Beaune, un cabinet classique -lui- chapeaute l'ensemble de ce petit réseau. C'est là à Beaune que se font les actes médicaux un peu plus poussés en cas de besoin. Pour tirer les prix vers le bas Jean-Jacques Bynen joue sur l'achat groupé de médicaments et n'utilise aucun matériel coûteux. Pour autant l'affaire est très rentable.

Faire de la médecine à bas prix c’est dévaloriser la profession ?

Dans le monde des vétérinaires cette nouveauté ne plait pas à tout le monde. Pour résumer le point de vue des vétérinaires « classiques », faire de la médecine à bas prix c'est dévaloriser la profession. Les clients ne se rendent pas compte que dans ces cabinets ils n'auront qu'une partie des prestations dit ainsi le président régional de l'ordre des vétérinaires en Bourgogne... très sceptiques sur le low cost.