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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coup de gueule d'un médecin de la Vienne sur la vaccination : "C'est nous prendre pour de la merde"

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Par , France Bleu Poitou

Les généralistes sont remontés. Autorisés depuis trois semaines à vacciner, ils ont appris ce lundi qu'ils n'auraient aucune dose la semaine prochaine. Le "coup d'accélérateur" mis ce week-end par le gouvernement aurait épuisé une partie des stocks.

Une dose de vaccin sur le bureau du généraliste. L'une des dernières...
Une dose de vaccin sur le bureau du généraliste. L'une des dernières... © Radio France - Richard Vivion

La Direction générale de la Santé (DGS) a demandé de prioriser cette semaine la livraison de vaccins contre la Covid-19 aux pharmacies au détriment des médecins généralistes. Dans une circulaire diffusée dimanche soir, la DGS a indiqué que les commandes de vaccins ne seraient ouvertes à partir de ce lundi "que pour les besoins propres des officines". Elle précise qu'il ne sera pas "possible de prendre des commandes pour les médecins compte tenu du nombre de doses livrées par AstraZeneca".

"C'est vraiment nous prendre pour de la merde depuis un an. La vérité, c'est qu'il ne reste que 28.000 flacons pour la semaine prochaine. Et que nous sommes 55.000 médecins généralistes. Il était donc plus simple de servir les 11.000 pharmacies du pays. Chaque officine aura droit à une ou deux doses. C'est arithmétique. On gère la pénurie. C'est la réalité du terrain" déplore le docteur Philippe Boutin, généraliste aux Couronneries à Poitiers et ancien président de la conférence nationale de l'URPS (Union régionale des professionnels de santé).

"Une mauvaise opération de communication"

Sur les ouvertures de centres de vaccination pour accélérer la cadence ce week-end, Philippe Boutin n'est pas plus tendre. "C'est uniquement une opération de communication et c'est de la mauvaise comm'. On croit qu'on va accélérer mais au contraire, c'est un coup de frein et on démobilise les professionnels de santé. On n'est pas dupe. Les patients ne sont pas dupes. Je n'ai plus qu'à les appeler pour leur dire de patienter encore une à deux semaines... C'est un modèle d'inefficacité".

En tout, à ce jour, ce médecin n'a pu vacciner que onze patients. "J'espère en faire une trentaine cette semaine. Mais j'en ai 200 sur liste d'attente !

Le représentant de l'ordre des pharmaciens des Deux-Sèvres Bernard Pénicaud a failli tomber de sa chaise quand il a appris la nouvelle de cette stratégie. "J'étais scotché quand j'ai vu cette info. Je n'arrive pas à comprendre. On a donné aux officines pour reprendre aux médecins. C'est totalement aberrant". Un avis largement partagé dans le Poitou. "On aurait voulu nous monter les uns contre les autres qu'on ne s'y serait pas pris autrement" lâche, dépité, un pharmacien de Poitiers.

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