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Santé – Sciences

Cour des comptes : pour MG France Limousin, on risque de décourager les jeunes médecins

jeudi 30 novembre 2017 à 10:49 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

.Dans son dernier rapport, la Cour des comptes propose de déconventionner les médecins s'installant dans des zones déjà bien pourvues. Une très mauvaise idée pour le président de MG France en Limousin, Jean-Christophe Nogrette.

La Cour des comptes recommande de déconventionner les médecins qui s’installeraient dans des zones déjà  bien dotées. Leurs patients seraient moins bien remboursés.
La Cour des comptes recommande de déconventionner les médecins qui s’installeraient dans des zones déjà bien dotées. Leurs patients seraient moins bien remboursés. © Maxppp - Vincent Isore

Limousin, France

La Cour des Comptes ne s'est pas fait des amis chez les médecins, avec son dernier rapport. Pour lutter contre les déserts médicaux, et faire faire des économies à l'Assurance-maladie, elle propose de ne plus rembourser les consultations chez les médecins qui s'installeraient dans des zones déjà bien pourvues. Pour le Dr Jean-Christophe Nogrette, invité de France Bleu Limousin ce jeudi à 8h20, c'est le meilleur moyen de décourager les jeunes diplômés de s'installer.

Le nombre de jeunes médecins a baissé de 10% par décennie ces dernières années

En premier lieu, le président du syndicat de généralistes MG France en Limousin ne comprend pas la logique de la Cour des comptes : "on s'interroge, parce que les dépenses sont liées à la répartition des malades, pas des médecins". Et si Jean-Christophe Nogrette, s'il reconnaît que la répartition des médecins pose problème, estime que c'est "parce qu'on en manque en général !_", le nombre d'étudiants en médecine ayant diminué de 10% par décennie depuis 20 ans, et ajoute-t-il, "_le premier territoire concerné, c'est la ville de Paris, pas exactement un désert !"

"Sélectionner les médecins conventionnés, c'est répartir la pénurie

Dans ces conditions, "parler de conventionnement sélectif, c'est répartir la pénurie et c'est une absurdité !", conclut le Dr Nogrette. "On a déjà une tendance très importante chez les jeunes diplômés à rechercher un emploi salarié. Le cabinet ouvert tôt le matin et tard le soir, près de chez vous, curieusement, ça attire moins", rappelle-t-il, "alors, si on met des freins, ça ne va rien arranger".

Des horaires déjà chargés...

Une autre proposition de la Cour des comptes concerne les horaires d'ouverture des cabinets médicaux qu'il faudrait étendre. Mais, cette extension, "elle est déjà réelle. Un généraliste, si on inclut son activité quotidienne et sa participation à la permanence des soins (régulation au 15, permanences le week-end), sa semaine fait plutôt 60h ! Nous demander plus, c'est pas raisonnable... "

La solution ? Une collaboration avec d'autres professionnels

MG France a d'autres idées. "Nous, ce que nous proposons, c'est un travail collaboratif entre toutes les professions de soin, développer le travail en équipe, pour gagner du temps, et prendre plus de patients en charge'" , explique le président du syndicat en Limousin, "c'est en tout cas la seule méthode qui puisse être mise en oeuvre actuellement. Parce que former plus de médecins, ça prendra 10 ans ! Et le problème, il est là, maintenant".

Réécoutez l'interview en intégralité ici.