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Dossier : Coronavirus Covid-19

Couvre-feu dans la Loire : "comme ville moyenne, Feurs peut tirer son épingle du jeu" pour Jean-Pierre Taite

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

A l'image de tout le département de la Loire, la commune de Feurs est soumise à un couvre-feu dès ce vendredi 22 octobre, minuit, pour lutter contre la propagation du Covid. Une mesure saluée par son maire, Jean-Pierre Taite, qui espère voir ses commerces de proximité tirer leur épingle du jeu.

Jean-Pierre Taite, maire de Feurs.
Jean-Pierre Taite, maire de Feurs. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

A Feurs, comme dans les 323 communes de la Loire, le couvre-feu va s'imposer ce vendredi 22 octobre, minuit, puis de 21 heures à 6 heures du matin. L'obligation de porter le masque dans l'espace public va également être appliquée à compter de samedi 23 octobre. Deux mesures radicales dans une commune jusqu'ici relativement épargnée. Son maire, Jean-Pierre Taire, répond à nos questions. 

À Feurs, la vie des habitants va changer du tout au tout, entre le couvre-feu et le port du masque obligatoire. En tant que maire, comment accueillez-vous ces mesures ?

Il faut évidemment protéger nos populations. Si les chiffres démontrent que dans la Loire, on est très touchés, ces dispositions sont nécessaires, même si certaines m'interrogent. Par exemple sur le fait de fermer les bars : dans ma commune, si on peut manger à midi en respectant les distanciations, et je m'interroge sur le fait qu'on ne puisse pas s'asseoir pour boire un coup, avec les mêmes règles. Mais c'est une interrogation générale. Ce qui serait dramatique, c'est un confinement généralisé : l'économie aurait beaucoup de mal à s'en remettre.

Le couvre-feu, très concrètement, va pénaliser tout un secteur d'activité : les bars, les cinémas, les restaurants. Est-ce que vous êtes inquiet pour l'économie locale ?

Il y a de quoi être très inquiet. Des aides existent, qui viennent de l'Etat, de la Région, des communautés de communes, mais elles restent minimes par rapport au chiffre d'affaire. Et ça n'est jamais simple d'aborder les fêtes avec des incertitudes comme ça. Je pense quand même que pour des villes moyennes comme Feurs, on va pouvoir continuer à aller dans nos commerces, qui vont peut-être bénéficier de la situation. Je me rends compte que les gens vont de moins en moins dans les villes importantes ou les grands centres commerciaux, parce qu'il y a une inquiétude du fait du virus. Le commerce de proximité, peut-être, peut bénéficier de ce moment là, même si on aurait préféré ne pas le vivre. 

Le Premier ministre a prévenu que si la situation dans les zones sous couvre-feu ne s'améliore pas, il pourrait prendre des "mesures beaucoup plus dures". Cette stratégie de manier la carotte et le bâton vous paraît-elle efficace ?

Ce qui est difficile, depuis mars dernier, ce sont les annonces et contre-annonces, le tout et son contraire, par exemple sur le port du masque. Il y a eu une communication compliquée de la part du gouvernement, même si la période est exceptionnelle. Mes concitoyens, à qui je parle, sont un peu perdus, ils ne savent plus ce qu'il faut faire ou ne pas faire. L'important aujourd'hui c'est que cette pandémie se stabilise. Si ça passe par des mesures plus contraintes, il faudra les accepter.

A ce sujet, je n'ai pas d'inquiétude sur l'obligation de porter le masque dans l'espace public, à Feurs, imposée à partir de demain. On a déjà imposé des règles pour les marché, et les habitants les respectent très bien. Soyons prudents, pensons aux personnes les plus fragilisées. Les gestes barrière, le masque, le respect des autres sont importants, mais il faut aussi que la vie économique puisse continuer. 

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