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Dossier : Coronavirus Covid-19

Couvre-feu étendu à toute la Loire : "le gouvernement n'a retenu aucune leçon" selon Christophe Bazile

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La ville de Montbrison (Loire) devrait être soumise à un couvre-feu (de 21 heures à 6 heures) dès vendredi soir minuit. Comme l'ensemble des 323 communes de la Loire. Pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Son maire Christophe Bazile en veut au gouvernement.

Christophe Bazile le maire de Montbrison
Christophe Bazile le maire de Montbrison © Maxppp - Yves Salvat

Vous vous attendez à l'extension du couvre-feu sur l'ensemble du département de la Loire ? 

C'est une mesure à laquelle nous étions préparés. En même temps, c'est une très mauvaise nouvelle. Pour plusieurs raisons : la première c'est que depuis mars, le gouvernement n'a rien retenu comme leçon. Aucune place supplémentaire en réanimation, aucun médecin supplémentaire formé pour la réanimation, aucune place supplémentaire en hospitalisation. Depuis mars, malgré toutes les annonces, il n’y a absolument rien eu de la part du gouvernement pour améliorer l’accueil de notre système de santé. Depuis le début de cette crise, les mesures qui sont prises d’un point de vue sanitaire sont des mesures qui sont prises parce que nous n’avons pas la capacité de soigner les personnes qui sont malades. 

L'hôpital de Montbrison est en train d'augmenter ses capacités d'accueil ?

Ils sont en train d’augmenter les capacités d'accueil en hospitalisation et en réanimation à ceci près qu’aujourd’hui on est en période hivernale c’est-à-dire qu’on a des personnes malades pour d’autres raisons. Et donc les capacités d’accueil ne sont pas du tout équivalente à celle de mars. On a des gens malades aujourd’hui qu’on ne peut pas se permettre de mettre ailleurs qu’à l’hôpital. Et je suis désolé de le dire aussi crûment mais il n’y a eu aucune mesure de la part du gouvernement pour augmenter nos capacités que dans les hôpitaux. 

Les efforts en matière d’aide aux hôpitaux n’ont pas été faits n’ont pas été anticipée c’est ce que vous dites aujourd’hui ?

Tout ce qui s’est passé en mars n'a servi absolument à aucune leçon. Alors bien sur, aujourd’hui, il faut faire face. Alors on arrive à prendre des décisions que nous respecterons. Parce que nous n’avons pas le choix, nous n’avons pas le choix. Il faut que ce virus, on arrête sa propagation. Aujourd’hui, je me rends compte que malgré tous les efforts que nous avons pu faire pour le respect des gestes sanitaires, pour le respect des gestes barrières, pour tout ce qui était fait... celui qui n’a fait aucun effort c'est le gouvernement : pas une seule place en France de plus en lit de réanimation et en lit d'hospitalisation. Et sur ses propos, je soutiens le maire de Saint-Étienne Gaël Perdriaux qui l'a dit il y a quelques temps. Et on arrive en période hivernale et je le redis, un certain nombre de places sont occupées aujourd’hui par des patients qui en ont besoin et libérer les lits aujourd’hui devient plus compliqué qu'en mars. 

Malgré tout, dans cette situation d’urgence est-ce qu'un couvre-feu peut permettre d’endiguer, de freiner l’épidémie ?

Oui. C’est une mesures de restriction de liberté, c'est une mesure qui peut freiner l’épidémie, c’est une mesure qui peut-être prise et je ne me prononce pas plus là-dessus parce que je le redis : c’est quelque chose que nous allons appliquer à Montbrison, comme nous avons toujours appliqué les gestes barrière. Maintenant il y a un autre éclairage que je voudrais donner : il est très important de maintenir l’économie de notre pays. Donc à la fois de la discipline à avoir (et je serai le premier à faire respecter les règles) mais il faut aussi que l’économie puisse se reprendre. Je regrette que notre capacité d’absorption dans les hôpitaux ait été aussi faible et aussi peu augmentée dans les mois qui sont venus. Maintenant on appliquera ce qu’il faut appliquer. Le couvre-feu est une première mesure. Je ne suis pas sûre que cela suffise et dans ce cas là on appliquera les mesures plus difficiles qui devront être nécessaires demain. 

Un confinement local ? 

Moi je crois que, au-delà du confinement local, il faut peut-être réfléchir à une chose : quelles sont les personnes vulnérables aujourd’hui ? Ce sont les personnes de plus de 65 ans. 80 % des personnes qui occupent les lits d’hospitalisation en réanimation sont des personnes de plus de 65 ans. Ce sont les personnes aussi avec des comorbidités. Je crois qu’il faut les protéger plus que nous le faisons aujourd’hui. Je crois que très clairement dans les fêtes familiales la très bonne mesure a été de te sensibiliser nos Français aux rassemblements familiaux. C’est là que les règles sont dépassées. Il faut faire attention à nos grands-parents, il faut faire attention à nos aînés, il faut les protéger. Donc peut-être qu’il faut qu’on réfléchisse à des mesures particulières pour les personnes les plus vulnérables.

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- © Visactu
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