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Covid-19 : 750 militaires testés après un exercice de grande ampleur à la Citadelle de Lille

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Par , France Bleu Nord

Avant la fin d'un exercice de grande ampleur qui a réuni près de 750 militaires au sein de la citadelle de Lille, un grand dépistage au Covid-19 était organisé. L'état-major promet qu'aucun participant n'est autorisé à quitter la Citadelle sans un test négatif.

Plus de 900 personnes, militaires et encadrants, ont été testées dans cette tente en trois jours.
Plus de 900 personnes, militaires et encadrants, ont été testées dans cette tente en trois jours. - DR

Sur un côté de l'immense place centrale de la Citadelle à Lille, une grande tente militaire est dressée. C'est ici qu'ont lieu les dépistages pour le Covid-19. Avant la fin de l'exercice, plus de 900 personnes, 750 militaires ainsi que les encadrants, sont testées au rythme de deux tests par minutes. "Ici, personne ne quittera la citadelle sans un test négatif", assure la commandant Alexandra Maiornikoff, cheffe des affaires publiques du corps de réaction rapide de France (CRR FR).

L'exercice a duré quinze jours. Il prenait la forme d'une sorte de répétition générale pour le CRR FR, un état-major de l'armée capable de se déployer en 30 jours sur un terrain extérieur. Il doit être opérationnel au 1er janvier avant de prendre son "alerte" en 2022, c'est-à-dire qu'il pourra être amené à se déployer en cas de conflit. 

Un risque de cluster géant ?

Avant la tenue de cet exercice de grande ampleur, des familles de militaires s'étaient inquiétées des conditions dans lesquelles allaient se dérouler les opérations. Pour limiter au maximum les risques, l'organisation de la Citadelle a été chamboulée, avec un protocole extrêment strict. "Nous avons déployé plus de 1 200m2 de tentes pour augmenter les espaces de travail et de vie", détaille le commandant Michaël en charge de la logistique. 

"On ne peut éviter les brassages, mais le protocole que nous avons respecté était bien plus strict ici que partout ailleurs", explique Alexandra Maiornikoff

Dans ce protocole, les soldats, de treize nationalités différentes dont la moitié est installée à Lille, ont tous reçu 50 masques pour la durée de l'exercice, du gel et des lingettes virucides.  Tous ont été testés avant de commencer et le sont donc avant de sortir. "Si quelqu'un est positif, il doit s'isoler. On peut le faire ici, mais on ne force personne, et quelqu'un qui veut s'isoler chez lui peut le faire", précise le commandant Maiornikoff. Des navettes dédiées ont été prévues pour raccompagner les personnes positives. 

Les laboratoires civils de Lille ont participé aux opérations de dépistage, avec un appui des services de santé de l'armée.
Les laboratoires civils de Lille ont participé aux opérations de dépistage, avec un appui des services de santé de l'armée. - DR

Protéger les fêtes de fin d'année

Le ministère des armées refusent de communiquer le nombre de cas positifs détectés au cours de l'exercice. Il y en a eu plusieurs dizaines, mais aucun chiffre précis n'est donné. Certains militaires étaient présents dès le mois de novembre pour monter l'opération : "On a eu un pic en novembre avec 12% de positivité des tests sur une journée, ce qui correspondait au taux français, et depuis on est toujours en dessous", précise alors le commandant Maiornikoff. 

ECOUTEZ : le reportage de France Bleu Nord

A quelques jours de Noël, ces tests sont indispensables selon les participants. "Je suis père de famille, et ça me rassure et ça rassure ma famille de savoir que je ressors avec un test négatif", confie le capitaine Fabrice après son test. 

Intégrer le risque Covid aux opérations

Le Covid était présent partout, tout le temps au cours de l'exercice. Il l'est désormais aussi sur le terrain. "Les opérations continuent et on a besoin de s'adapter", explique le capitaine Michaël. 

"Mon général dit souvent, "quand il y aura la guerre, on ne dira pas pouce il y a Covid !" enchaîne Alexandra Maiornikoff

"On attend d'une armée qu'elle soit prête à être déployée partout et même dans ces conditions". Le corps de réaction rapide de France doit être capable, même en temps de pandémie, de déployer un état-major capable de diriger 60 000 hommes, en moins de 60 jours. 

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