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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : à l'hôpital de Trévenans, "on a plutôt l'impression d'un sursis que d'être sorti d'affaire"

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Le chef du service des maladies infectieuses de l'Hôpital Nord Franche-Comté redoute un nouveau rebond de l'épidémie dans les semaines qui viennent, en raison de la circulation des variants du Covid-19, plus contagieux.

Le calme avant une nouvelle tempête sur le front du Covid-19 à l'hôpital de Trévenans ?
Le calme avant une nouvelle tempête sur le front du Covid-19 à l'hôpital de Trévenans ? © Maxppp - Lionel Vadam

Le calme avant une nouvelle tempête sur le front du Covid-19 ? C'est ce que l'on semble redouter du côté de l'Hôpital Nord Franche-Comté. Avec 100 patients Covid hospitalisés dont 13 en réanimation (contre plus de 200 patients au plus fort de la première vague), les indicateurs n'ont jamais été aussi bas dans le Territoire de Belfort depuis le mois de novembre.

Mais le Docteur Vincent Gendrin, responsable du service d'infectiologie à Trévenans parle encore de "pression hospitalière" et craint l'arrivée d'une troisième vague. Il était ce mercredi l'invité de la matinale de France Bleu Belfort Montbéliard.

Les équipes soufflent un peu... mais jusqu'à quand ?

"On a la chance d'être dans un département qui est pour le moment relativement épargné par le Covid, on a eu une deuxième vague qui a été très longue, très haute, et là, depuis le mois de janvier, on constate une diminution des hospitalisations en réanimation, ce qui est une bonne chose, parce que ça permet aux équipes de souffler un petit peu et de ce concentrer sur la prise en charge d'autres patients qui ont besoin de nous pour d'autres pathologies", insiste le Dr Gendrin.

"Malheureusement on est une sorte d'exception, on a plutôt l'impression d'un sursis que réellement d'être sorti d'affaire, il y a en ce moment une épidémie dans l'épidémie", rappelle-t-il. "Les variants sont en train d'augmenter partout en France, et dans les départements où les variants deviennent majoritaires, ce qui est le cas dans le Nord ou du côté de Nice, comme ces variants sont plus contagieux, on a une augmentation nette de l'arrivée de nouveaux cas et des hospitalisations".

Le taux de variants est passé semble-t-il au-delà de 20% dans le Doubs, ça va arriver chez nous

"On sait malheureusement que ce ne sont pas des épidémies cloisonnées, partout en France, le taux de variants est en train d'augmenter, dans notre département, on reste pour l'instant à moins de 10% (les données de Santé Publique France vont être réactualisées ce jeudi ndlr), mais on sait déjà que ça augmente dans la Nièvre, et que ça commence à augmenter dans le Doubs, le taux de variants est passé semble-t-il au-delà de 20% dans le Doubs, donc on sait que ça va arriver chez nous aussi", explique-t-il.

Il est toutefois difficile d’avoir des prévisions. "On parle de fin mars pour un pic au niveau national, mais au niveau local, on n'a pas vraiment de perspectives très précises", estime le Dr Gendrin.

Garder le masque, même en extérieur

Le relâchement des gestes barrières peut-il avoir un impact sur cette potentielle troisième vague ? "Bien sûr, c'est cumulatif, il y a les variants des virus qui sont plus contagieux, et il y a le relâchement des gestes barrières, qui est logique en cette période où il fait meilleur et où tout le monde en a ras-le-bol, mais les deux phénomènes ensemble sont cumulatifs".

Le Dr Gendrin recommande de continuer à appliquer les gestes barrière de la façon la plus stricte possible, et de garder le masque "même en extérieur quand on est à moins de 2 mètres les uns des autres".

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