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COVID-19 : à Rouen, le manque de doses complique l'organisation de la vaccination

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Premières injections au compte-gouttes pour les plus de 75 ans. Depuis ce lundi, ils peuvent tous se faire vacciner contre le COVID-19. Mais les doses sont encore limitées et, à Rouen, la répartition faite par l'Agence régionale de santé divise les professionnels de santé.

La salle des fêtes de Sotteville-lès-Rouen a été transformée en centre de vaccination contre le COVID-19.
La salle des fêtes de Sotteville-lès-Rouen a été transformée en centre de vaccination contre le COVID-19. © Radio France - Anne Bertrand

Lundi 11 janvier, il est convenu d'ouvrir sept centres de vaccination de proximité sur la métropole rouennaise, gérés par des médecins et infirmiers libéraux. Trois jours plus tard, l'Agence régionale de santé décide qu'ils ne seront plus que quatre (à Rouen, Duclair, Sotteville-lès-Rouen et Saint-Aubin-lès-Elbeuf). Pour le Dr Delphine Secret-Pouliquen, médecin généraliste à Saint-Etienne du Rouvray, également présidente de l'Association des professionnels de santé de l'agglomération de Rouen, la raison est simple : "Il n'y a pas assez de doses de vaccin pour ouvrir pour l'instant des centres supplémentaires".  

Toute la semaine passée également, le nombre de doses attribuées varie. Les centres de vaccination de proximité passent, en l'espace de quelques jours, de 200 doses à administrer quotidiennement à 60.  L'Association des professionnels de santé de l'agglomération de Rouen fait part de son mécontentement et l'ARS Normandie revient sur sa décision. Les centres de proximité ont finalement droit à 110 doses par jour. "Mais sur les 110, précise le Dr Secret-Pouliquen, il faut en garder 20% pour la seconde injection du vaccin." 

Les centres de proximité ne bénéficient pas de vaccins supplémentaires, il s'agit d'une nouvelle répartition faite au détriment des cliniques privées rouennaises et du centre de lutte contre le cancer Henri Becquerel. Ces établissements ont été retirés précipitamment des centres de vaccination alors qu'à Becquerel, par exemple, la campagne de vaccination des plus de 75 ans était prête à démarrer dès ce lundi. 

Le problème d'approvisionnement de doses est national

Le Dr Secret-Pouliquen est "désolée pour les centres hospitaliers" mais pour la généraliste, la vaccination des plus de 75 ans hors Ehpad relève de la médecine de ville. Elle ajoute que certains de ses patients âgés refusent de se faire vacciner à l'hôpital : "Aller dans un centre hospitalier c'est extrêmement compliqué pour eux psychologiquement parlant. En revanche, ils veulent bien se faire vacciner dans un centre à proximité." 

Delphine Secret-Pouliquen refuse d'incriminer l'ARS Normandie et sa gestion de la vaccination contre le COVID-19 : "C'est très probablement un problème national d'approvisionnement de doses. L'ARS a certainement eu aussi des revers et n'a pas pu honorer la demande qu'elle nous avait faite de 200 doses par jour", explique la médecin généraliste. 

Interrogée par France Bleu Normandie, l'Agence régionale de santé promet de faire un bilan à l'issue de cette première semaine de vaccination et de réaliser les ajustements nécessaires avec les acteurs sur le terrain.

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