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Covid-19 : Bordeaux, ville-test pour une étude sur les potentiels effets indésirables du vaccin

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Depuis la fin du mois de juin, la plateforme Bordeaux PharmacoEpi invite ceux qui reçoivent leur première dose à participer à une étude visant à faire remonter les potentiels effets secondaires ressentis. L'initiative va être progressivement étendue en France.

Le Dr Bosco-Lévy évoque l'étude sur les effets indésirables devant les futurs vaccinés. Le Dr Bosco-Lévy évoque l'étude sur les effets indésirables devant les futurs vaccinés.
Le Dr Bosco-Lévy évoque l'étude sur les effets indésirables devant les futurs vaccinés. © Radio France - Steven Gouaillier

L'Agence européenne des médicaments (EMA) s'est lancé un objectif : 60 000 participants à l'étude sur les réactions (ou l'absence de réaction) au vaccin contre le Covid-19 dans huit pays européens, des primo-vaccinés uniquement. En France, c'est la plateforme de recherche Bordeaux PharmacoEpi de l’Université de Bordeaux qui a été chargée de la coordination pour parvenir à rassembler 11 000 volontaires. C'est d'ailleurs dans la ville qu'a démarré le recrutement des personnes intéressées à la fin du mois de juin avant un déploiement plus large (Toulouse, Pays Basque, Charente-Maritime...). Pour le moment, 1000 personnes se sont inscrites grâce au QR Code affiché sur les flyers distribués dans les centres de vaccination. 

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L'une des affiches installées dans les bureaux de consultation pré-vaccinale. © Radio France - Steven Gouaillier

Au vaccinodrome de Bordeaux-Lac, le document est remis dès l'entrée, avant d'accéder à la consultation pré-vaccinale. "Vous activez le compte et vous recevrez des questionnaires pendant six mois pour savoir s'il y a eu des choses ou pas", explique aux futurs vaccinés le docteur Pauline Bosco-Levy, responsable médico-scientifique de l'étude, "c'est très important parce qu'aujourd'hui on a des retours individuels sur des douleurs dans le bras, des maux de tête, mais on n'a pas de données chiffrées sur la fréquence des événements indésirables. Il faut donc savoir s'ils sont plus fréquents chez les plus jeunes, les moins jeunes, les femmes enceintes...". 

Repérer les symptômes "passés inaperçus"

A la sortie de la consultation, les retours sont "globalement positifs" d'après la praticienne. "On va le faire, si ça peut être utile, si on peut participer à notre petit niveau pour en savoir un peu plus", réagit par exemple Fabienne, venue avec sa fille Elisa. Julien, lui est venu pour le vaccin de sa fille Lily : "S'il n'y a que des gens qui se plaignent des effets secondaires, c'est un mauvais signal. Donc autant participer, espérer que ça se passe bien et le rapporter également."

Pour participer à l'étude, il suffit de s'inscrire moins de 48h après avoir reçu la première dose sur monvaccincovidfrance.fr , qui permettra de recevoir les sept questionnaires de suivi. Tous les vaccins sont à l'heure actuelle concernés, même si le Pfizer reste largement majoritaire dans les données reçues depuis le lancement. "On va répertorier tous les symptômes les plus fréquents, de la douleur dans le bras au syndrome pseudo-grippal et des choses plus rares, qui seraient passées inaperçues dans les circuits de pharmaco-vigilance, comme les rares cas de myopéricardite par exemple...", poursuit le Dr Bosco-Lévy.  

S'il est encore trop tôt pour tirer des conclusions des premiers retours, l'étude s'étendra aussi bientôt au-delà de la métropole. "Maintenant on cherche surtout à se déployer dans des zones où la couverture vaccinale est moindre, notamment à la Réunion, la Martinique ou la Guadeloupe, qui sont désormais des régions plus stratégiques". 

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