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Covid-19 : "c'est difficile, c'est long mais voyons aussi le verre à moitié plein"

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Claude Leicher, médecin dans la Drôme, co-organisateur du centre de vaccination de Valence, estime qu'un reconfinement est indispensable. Mais dans la sinistrose ambiante, il apporte aussi un message d'espoir pour les mois à venir.

 La vaccination et ses couacs...encore plus compliquée en zone rurale (illustration)
La vaccination et ses couacs...encore plus compliquée en zone rurale (illustration) © Radio France - Valérie Mosnier

Tout n'est sans doute pas parfait dans la gestion de la crise de la Covid-19, la crise semble interminable mais alors que le gouvernement réfléchit à un nouveau confinement, il y a quand même des points positifs. Pour s'en convaincre, il suffit d'écouter le docteur Claude Leicher. Invité de France Bleu Drôme Ardèche lundi matin, l'ancien président national du syndicat de médecins généralistes MG-France appelle "à voir le verre à moitié plein". 

Sortir de l'épidémie d'ici 6 mois par la vaccination ?

"Il y a un an, on rentre dans une épidémie dont on pensait qu'on allait y échapper parce que franchement, tout le monde, y compris moi, on ne pensait pas que ça allait prendre cette proportion. Et en moins d'un an, on a un vaccin, ce qui n'est jamais arrivé dans l'histoire de l'humanité. On a une perspective non seulement de stopper cette épidémie, mais en plus d'arrêter les décès et d'arrêter les confinement répétés. Donc, il faut voir aussi le verre à moitié plein. Pour le médecin, le bout du tunnel n'est peut-être pas si loin : C'est difficile, évidemment, mais on est dans une phase où là, dans les six mois qui viennent, j'espère qu'on pourra sortir de cette affaire d'épidémie. Donc, c'est difficile, c'est long, nous sommes tous dans une situation de fatigue et parfois même d'épuisement, de difficultés financières pour certains. Mais maintenant, avec la vaccination, on a une vraie perspective de s'en sortir. La très bonne nouvelle, c'est l'appétence à la vaccination. Ça, c'est vraiment une très, très bonne nouvelle."

Pas d'autre choix que de reconfiner

Concernant un troisième reconfinement, Claude Leicher poursuit : "il est sûr qu'on est dans un espèce de plateau, mais un niveau très haut, avec des variants qui arrivent plus contagieux, pas forcément plus graves, mais plus contagieux. Donc plus de gens malades, donc plus de risque de gens en réanimation, voire de décès. Alors reconfiner ? "Aujourd'hui, les deux moyens de lutte sont le confinement et la vaccination. La vaccination, ça démarre, mais pas tout à fait assez vite parce que la production industrielle n'est pas suffisante. Donc, pour l'instant, probablement, on va encore passer par une phase de confinement."

La vaccination avance "comme prévu"

Claude Leicher, co-organisateur de la campagne de vaccination à l'hôpital de Valence entend les récriminations des personnes qui voudraient se faire vacciner mais qui ne le peuvent pas faute de vaccins. Toutefois , il relativise : "ça avance très bien, ça avance quasiment comme prévu. Simplement, à un moment donné, la société a fait pression pour augmenter plus largement et plus vite le nombre de gens qui étaient éligibles à la vaccination. Mais on n'a pas pu avoir plus de vaccins. On est victime du succès de la campagne de vaccination. Et ça, je le redis une nouvelle fois, c'est une très, très bonne nouvelle." Le Docteur Leicher appelle donc à la patience : "Nous sommes tous obligés d'attendre. Moi, je fais partie des prioritaires, mais je ne suis pas vacciné parce que j'estime qu'il faut que la population se vaccine d'abord. Voilà, nous sommes victimes du succès de la campagne et donc du calme. Ça va arriver. Ça va venir probablement en deux mois. Un peu difficile en ce qui concerne l'attente. Mais tout le monde va pouvoir se faire vacciner."

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