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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : comment les hôpitaux de l'Yonne se préparent à une troisième vague

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Par , France Bleu Auxerre

Le pic de la deuxième vague des patients covid soignés en réanimation a été dépassé lundi en France. Dans l'Yonne, la situation hospitalière n'est pas encore alarmante avec 185 patients covid mais le nombre de patients en réanimation est déjà élevés. Seize lits sur vingt-deux sont occupés.

Actuellement dans l'Yonne sur 22 lits de réanimation dans les hôpitaux du département, 16 sont occupés
Actuellement dans l'Yonne sur 22 lits de réanimation dans les hôpitaux du département, 16 sont occupés © Radio France - Renaud Candelier

Avec un taux d'incidence supérieur à 300 pour 100.000, l'Yonne voit le nombre de contaminations augmenter depuis plusieurs semaines. Alors faute de changements dans les comportements individuels des Icaunais, les professionnels craignent de devoir affronter une troisième vague hospitalière. Au plus fort de la crise l'an dernier, l'Yonne avait pu passer de 22 à 26 lits de réanimation. 

Des patients plus jeunes, des cas plus graves

Dans le service de réanimation du centre hospitalier de Sens, les sept lits de la zone covid sont actuellement occupés, avec un premier motif d'inquiétude pour le docteur Dominique Gizolme : "actuellement au moins la moitié des patients ont moins de soixante ans. Les formes ont l'air beaucoup plus sévères, avec des conséquences plus graves." Le taux de mortalité s'est aggravé, il était de 18% lors de la première vague, désormais à Sens, un patient sur trois décède en réanimation alors que les soins se sont améliorés. L'autre crainte, confie Dominique Gizolme, c'est celle d'arriver à saturation des lits : "toute la période d'attente avant de savoir si on va recevoir cette troisième vague est une période très stressante. Il faut imaginer sans arrêt comment créer de nouveaux lits avec un personne qui est fatigué."

"Le problème, c'est qu'on a eu un an d'épidémie et qu'on a eu beaucoup de départs d'infirmières qui se réorientent dans leur métier" - Dominique Rizolme, chef du service de réanimation de l'hôpital de Sens

Des difficultés à trouver du personnel pour renforcer les équipes

Du personnel soignant fatigué physiquement et moralement, notamment par le manque de perspective sur l'arrêt de cette épidémie, également par une reconnaissance il y a un an qui a laissé place à plus d'indifférence. "On se dit qu'on est repartis pour un tour", sourit avec amertume Maxime, trente-et-un ans. 

Maxime, 31 ans, infirmier en réanimation à l'hôpital de Sens, estime que son métier trouve tout son sens durant cette pandémie, mais reconnaît que beaucoup de collègues choisissent de changer de poste
Maxime, 31 ans, infirmier en réanimation à l'hôpital de Sens, estime que son métier trouve tout son sens durant cette pandémie, mais reconnaît que beaucoup de collègues choisissent de changer de poste © Radio France - Renaud Candelier

Mais cet infirmier en réanimation constate que le personnel n'est plus aussi disponible qu'il y a un an : "il y a beaucoup de turn-over, beaucoup de gens ont décidé de partir. Il faut recruter mais ce n'est pas évident en ce moment. Heureusement, c'est un milieu où il y a une conscience professionnelle qui est très forte." Les infirmiers libéraux sont bien occupés à la différence de la première vague où certains avaient pu venir en renfort et les médecins intérimaires sont devenus très difficiles à trouver.

"On a encore les moyens de faire reculer l'épidémie dans l'Yonne, mais cela nécessite un sursaut de tous les citoyens" - Eve Robert, déléguée de l'ARS dans l'Yonne

Les cliniques appelées à prêter du personnel

L'Agence Régionale de Santé et sa déléguée dans l'Yonne, Eve Robert, compte donc sur l'implication des cliniques privées : "demain, lorsqu'il faudra repousser les murs des services de réanimation, ce qui a été travaillé avec les établissements privés ce sont des renforts en personnel, notamment ceux formés à la réanimation, à l'anesthésie et à la chirurgie qui pourraient venir renforcer les équipes des hôpitaux publics." Au plus fort de la crise l'an dernier, l'Yonne avait pu passer de 22 à 26 lits de réanimation. En cas d'accroissement important des patients covid hospitalisés, l'ARS engagerait les hôpitaux de l'Yonne à déprogrammer massivement certains soins. Par ailleurs, le transfert de patients reste envisageable au sein de la région Bourgogne-Franche-Comté, mais n'est plus vraiment à l'ordre du jour avec d'autres régions.

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- © Visactu
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