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Covid-19 : en Côte-d'Or, les acteurs du médico-social attendent toujours d'être augmentés

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Par , France Bleu Bourgogne

A deux jours d'un appel à manifester lancé par la CGT santé, la CFDT joue la contre-programmation avec une journée de lutte pour les personnels du secteur social et médico-social. Le syndicat réclame une plus grande reconnaissance financière, au même titre que les personnels hospitaliers.

Christine Pelletier, secrétaire de la CFDT santé-sociaux en Côte-d'Or
Christine Pelletier, secrétaire de la CFDT santé-sociaux en Côte-d'Or © Radio France - Arnaud Racapé

Trois mois jour pour jour après l'accord sur le Ségur de la santé, les salariés du secteur médico-social attendent toujours que le gouvernement tienne ses promesses : augmenter les salaires, au même titre que les personnels hospitaliers. 

Social, médico-social... Mais de quels métiers parle-t-on précisément ? Question posée à Christine Pelletier, secrétaire de la CFDT santé-sociaux en Côte-d'Or, qui lance un appel à la grève et au rassemblement ce mardi : "On parle des métiers du soin, mais pas du soin sanitaire. C'est-à-dire la prise en charge des personnes fragiles, enfants et adultes handicapés, personnes âgées à domicile, l'enfance en danger, la petite enfance, pour les crèches. Il s'agit donc d'infirmiers, d'aide-soignants, d'éducateurs spécialisés, de moniteurs, d'aides médico-psychologiques."

Le Ségur, un accord "historique" qui ne profite pas au médico-social

Le 13 juillet dernier, la CFDT a pourtant signé l'accord sur le Ségur, qui prévoit plus de huit milliards d'euros pour améliorer le sort des soignants : "c'est historique. Après l'hôpital, il y a dans cet accord la promesse d'une déclinaison dans les secteurs sociaux et médico-sociaux. Ça n'a pas été appliqué. Ce n'est pas une prime, c'est une augmentation de 183 euros nets par mois, c'est considérable et nous demandons l'extension de cette mesure."

Chose assez incompréhensible, certains personnels ont bien été augmentés, mais d'autres pas du tout. "Par exemple", précise Christine Pelletier, "au centre de soins infirmiers à domicile d'Is-sur-Tille, l'infirmière n'a pas l'augmentation de 183 euros. Sa collègue qui travaille au service de médecine de l'autre côté, l'a obtenue. Idem pour le foyer d'accueil médicalisé à la Chartreuse à Dijon." 

Recrutements en berne

Un retard à l'allumage qui s'explique par le statut différent de ce secteur. "Il n'a pas le même financement. Il y a aussi les conseils départementaux qui interviennent, il faut donc poursuivre les négociations." 

La conséquence de ce retard ou de cet oubli, c'est l'image de toutes ces professions, qui en prend un coup d'après l'élue CFDT. "On est fatigués d'entendre répéter sans cesse qu'on est utiles, sans la reconnaissance qui va avec. Nous attendons des actes. Nos métiers sont très fatigants, mal payés, et donc peu attractifs. Résultat, même des établissements de renom, comme le centre Georges-François Leclerc à Dijon, peinent à recruter." 

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