Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Covid-19 et le dilemme des première année de médecine : redoubler ou venir à l'examen tout en étant positifs

-
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Une note du ministère a décidé de fermer les portes des partiels de première année de médecine à tout étudiant positif au Covid-19 ou cas contact. Les associations craignent que ces candidats viennent quand même et contaminent les autres.

Des étudiants de médecine passant leurs examens en juin à Nantes.
Des étudiants de médecine passant leurs examens en juin à Nantes. © Maxppp - Marc Roger

Les quelques 600 étudiants de première année de médecine de la faculté de Saint-Étienne passent des examens sur deux jours, les 7 et 8 décembre.

Mais en théorie, tous ne pourront pas composer. Car en milieu de semaine dernière, une note de l'administration a décidé in extremis de fermer les portes à tout étudiant positif au Covid-19 ou cas contact. Plusieurs associations étudiantes montent donc au créneau pour demander son retrait. Ils craignent que des malades se présentent quand même et passent leur état de santé sous silence pour ne pas avoir à redoubler.

En juin, les cas contacts et les positifs au Covid-19 avaient pu passer leurs examens, ils étaient dans deux salles séparées des autres candidats. "Il y en avait quelques uns et ça s'était bien passé", assure Pierre-Adrien Lachaud, un des étudiants élus de la faculté de médecine de Saint-Étienne. Pour cette session de décembre, l'université Jean-Monnet avait prévu la même logistique, sauf qu'entre temps, la direction générale de l'enseignement supérieur a envoyé cette note aux facultés. 

Plusieurs associations dénoncent un nouveau critère dans une sélection déjà très serrée. Les étudiants n'ont droit qu'à deux chances pour réussir cette première étape dans leur cursus. Certes, il leur suffira de présenter un certificat médical pour les préserver mais faute de rattrapage possible, ils devront du coup redoubler ! 

Accepter de redoubler ou risquer de contaminer les autres étudiants

Mais lesquels se plieront aux règles ? "Ça va être un grand dilemme, expose Pierre-Adrien Lachaud, un des représentants des étudiants de la faculté de médecine de Saint-Étienne. Soit se signaler malade et revivre une nouvelle première année de souffrance, difficile sur le plan psychologique et sur le plan du travail avec beaucoup de sacrifices. Soit taire le fait qu'on est positif ou cas contact, venir dans l'amphi, passer les examens avec tout le monde et risquer de contaminer les autres. On risque de créer un cluster en fait !"

Extrait du message reçu par les étudiants stéphanois.
Extrait du message reçu par les étudiants stéphanois. - Capture d'écran

De quoi augmenter encore plus le stress de ces étudiants, estime ce jeune homme en 4e année. Les associations soulignent à ce propos que beaucoup de première année de médecine souffrent déjà d’anxiété ou sont dépressifs du fait des enjeux et des cours à distance. Les Stéphanois passent ces partiels plus tôt que les autres étudiants en santé du pays, c'est pour cela qu'ils essuient les plâtres et montent seuls au créneau.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess