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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : gestion des appels, conditions d'accueil, téléconsultations... Les généralistes s'organisent

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Vaucluse

Face à la consigne d’appeler seulement le centre 15 en cas de forte fièvre ou de difficulté respiratoire (ou le 114, pour les personnes sourdes et malentendantes), les médecins traitants traitent les appels pour les premiers symptômes, en plus des autres consultations.

Les généralistes vont effectuer moins de premiers diagnostics en vis-à-vis avec l'épidémie et plus recourir à la téléconsultation
Les généralistes vont effectuer moins de premiers diagnostics en vis-à-vis avec l'épidémie et plus recourir à la téléconsultation © Getty - .

Les médecins, quand il le peuvent, ont scindé leurs salles d'attente ou ont organisé des sens d'entrée et de sortie. Le recours à la téléconsultation augmente, d'autant que depuis le 10 mars, on n'est plus forcé d'avoir recours à son médecin traitant habituel, tous les généralistes peuvent vous répondre. 

Autre phénomène : les professionnels de santé libéraux se regroupent comme c'est le cas en Vaucluse autour d'Avignon ou de Carpentras. Ici deux CPTS (communautés professionnelles territoriales de santé) trouvent toute leur pertinence face à l'épidémie . Le docteur Bernard Muscat , président de la CPTS du Grand Avignon explique que "notre CTPS, validée par l'ARS, est composée de tous les professionnels de santé de l'ambulatoire. En ce moment, on se réunit toutes les semaines par visioconférence. Un exemple :  les infirmières ont été d'accord pour que des  volontaires soit référentes coronavirus pendant l'épidémie. Quand nous, les médecins, on va consulter des patients qui toussent et qui sont fébriles et qu'on pense qu'ils peuvent être infectés, et sans signe de gravité quand ils rentrent confinés chez eux , une infirmière va passer le deuxième jour et entre le sixième et le huitième jour pour vérifier que tout va bien."

Le docteur Muscat appelle d'ailleurs les professionnels de santé encore non affiliés à se mettre en relation avec la communauté du Grand Avignon à l'adresse : contatc@cpts-avignon.fr.

Des difficultés rencontrées par les généralistes quand ils veulent joindre le centre 15

Beaucoup de généralistes s'inquiètent, alors que le pic de l'épidémie est annoncé , d'une faille dans leur coordination avec les hôpitaux et le centre 15. Le cas par exemple cité par le docteur Alain Reboul qui exerce en milieu rural à Beaumes-de-Venise : "On n’a pas de ligne dédiée pour appeler le 15. Lundi j'ai eu un patient suspect, 55 ans, avec de forts symptômes, mais j'ai passé beaucoup de temps a joindre le 15 avec plusieurs interlocuteurs et je n'ai jamais eu le médecin coordinateur. Auparavant, un infirmier me conseillait de renvoyer mon patient chez lui alors que je souhaitais qu'il soit dépisté. En désespoir de cause, j'ai fais ce qu'il ne faut pas faire, je lui ai fait un courrier à porter aux urgences de l'hôpital de Carpentras en marquant sur l'enveloppe : Covid 19. Aujourd'hui on n'est sans aucune coordination possible avec l'hôpital."

Le conseil de l'ordre et les communautés professionnelles territoriales de santé nous assurent de leur côté qu'ils travaillent actuellement à régulariser une meilleure synergie avec le centre 15.

De nouvelles organisations et une solidarité inaccoutumée qui s'installe entre généralistes

Le constat pour cette seconde semaine de confinement est que ceux que l'on nomme familièrement les "médecins de famille" ont complètement changé leurs habitudes en cette période de crise exceptionnelle. Ainsi le docteur Odile Faraud à Maubec, suivant les recommandations du ministre de la Santé, est passée, avec l'interne qui la seconde, uniquement en vidéoconsultation : 

"On s'est confiné, on ne fait plus de vis-à-vis, que de la téléconsultation. Et puis il y a les mails de la Direction générale de la santé, la confraternité également. On se tient au courant entre nous, est-ce que tu as vu des cas, est-ce que tu as fait ceci, est-ce que tu as fait cela ? Ce qu'on ne faisait pas jusqu’à présent c'est par exemple des groupes WhatsApp comme celui créé avec les médecins d'Apt. On se parle, on se donne des infos. C'est vrai que pour nous c'est une véritable révolution : on était beaucoup plus isolés il y a une semaine qu'on ne l'est maintenant."    

Et puis les généralistes sont toujours en quête de masques FPP2 pour une réelle protection. Les 529 médecins généralistes vauclusiens par exemple n'ont reçu en moyenne qu'une dotation de cinq masques chacun et par semaine. Insuffisant déjà au bout de deux jours, soulignent-ils. 

Les docteurs Alain Reboul ou Odile Faraud, médecins en milieu rural, évoquent leur quotidien en temps de crise d'épidémie de Covid 19

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