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Dossier : Coronavirus Covid-19

L'activité est "tendue et soutenue" au CHU de Rouen, le Covid-19 s'ajoute aux autres soins

La pression commence à se faire sentir dans les services de soins intensifs et de réanimation du CHU de Rouen, car pour le moment, les soins Covid s'ajoutent aux autres soins qui se déroulent normalement, explique la responsable du service de médecine intensive réanimation.

La situation se tend dans les services réanimation et médecine intensive du CHU de Rouen.
La situation se tend dans les services réanimation et médecine intensive du CHU de Rouen. © Maxppp - Lionel VADAM

Face au regain de l’épidémie de coronavirus en Normandie, le CHU de Rouen s'organise. L'hôpital compte vingt-et-un lits de réanimation médicale, six lits de soins intensifs, sans compter ceux des services de chirurgie et neurochirurgie par exemple. Près de 90% des lits de réanimation médicale sont déjà occupés, certains, pas tous, par des malades du coronavirus, d'autres patients sont en réanimation pour d'autres raisons. En moyenne en Normandie, 5,8% des lits de réanimation sont occupés par des patients Covid, l'Agence Régionale de Santé indiquait mardi que huit personnes étaient hospitalisées en réanimation en Seine-Maritime en raison du coronavirus.

Mais le nombre de patients du Covid-19 aux urgences, pris en charge par le Samu, augmente de façon constante, l'activité est "tendue et soutenue" selon les mots du professeur Fabienne Tamion, responsable du service de médecine intensive réanimation du CHU de Rouen.

Une solidarité entre hôpitaux publics et cliniques privées

Pour anticiper et éviter la saturation, les hôpitaux publics et privés sont en train de mettre au point leur plan d'attaque, ensemble, pour libérer des lits si besoin dans d'autres services et transférer des malades rapidement. 

La solidarité qui avait été celle de la première vague va être nécessaire pour ce qui est probablement en train d'arriver pour les jours ou les semaines à venir

"Il y a des concertations avec mes collègues réanimateurs et anesthésistes, au niveau de l'hôpital, en concertation avec les hôpitaux périphériques et avec les cliniques privées. Dans cette situation c'est le système de soins en entier qui doit répondre à la demande, et je pense que la solidarité qui avait été celle de la première vague va être nécessaire pour ce qui est probablement en train d'arriver pour les jours ou les semaines à venir. C'est avec une réflexion sur les activités qui peuvent être retardées ou décalées qu'on va pouvoir répondre à l'ensemble de la demande", détaille Fabienne Tamion.

Car la situation est déjà difficile à gérer, puisque pour le moment, les autres soins ont lieu normalement, ils n'ont pas été décalés comme en mars dernier.

On gère actuellement la pathologie Covid qui est en train d'arriver, on la gère avec l'ensemble des autres pathologies

"La difficulté actuellement, et ce qui est différent dans notre région par rapport à la première vague, c'est que lors de la première vague, l'hôpital entier était dédié au Covid, et les autres pathologies avaient été reportées dans la mesure du possible. On avait quasiment un hôpital dédié à cette pathologie-là. On gère actuellement la pathologie Covid qui est en train d'arriver, on la gère avec l'ensemble des autres pathologies, en essayant de gérer toutes ces pathologies. Ce sont des ajustements que nous sommes obligés de faire pour pouvoir accueillir tous les patients".

Alors pour réduire la pression qui commence à se faire sentir pour les personnels soignants, il faut que les habitants prennent conscience de la situation selon le professeur Fabienne Tamion. 

C'est une nouvelle maladie qui s'inscrit dans notre paysage de santé, il est difficile de savoir si elle va s'inscrire pour un temps en mois ou en années.

"L'aide de la population, avec les mesures barrières, le masque, la lavage des mains, la limitation des rassemblements, ça va aider beaucoup à libérer la tension sur les systèmes de soins. La fatigue risque d'arriver plus rapidement que sur la première vague, c'est extrêmement difficile de savoir pour combien de temps on part. Parce que c'est une nouvelle maladie qui s'inscrit dans notre paysage de santé, il est difficile de savoir si elle va s'inscrire pour un temps en mois ou en années. Et c'est plus facile de s'organiser sur du court terme que sur du long terme".

Une circulation du virus préoccupante

Selon l'Agence Régionale de Santé, la circulation du virus en Seine-Maritime et plus particulièrement dans la Métropole Rouen Normandie est "préoccupante".  La Préfecture rappelle qu'il est obligatoire de déclarer les rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique et dans les lieux publics, et que le port du masque est obligatoire dans la rue et dans les lieux ouverts au public dans certaines zones de 45 communes de la Métropole Rouen Normandie.

Depuis ce mercredi soir, les bars doivent fermer à minuit. Par ailleurs les rassemblements privés de plus de 10 personnes sont fortement déconseillés, fêtes étudiantes, amicales ou familiales.

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