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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : la lente rééducation des malades suivis à l'hôpital Sébastopol de Reims

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

L’hôpital Sébastopol, l'hôpital du CHU de Reims dédié aux soins de réadaptation, est en première ligne dans la région pour les personnes qui ont été touchées de plein fouet par le Covid-19 en mars et avril. Près de 70 patients sont toujours suivis, dont un tiers ont été réanimation.

Une salle du plateau technique à l'hôpital Sébastopol à Reims.
Une salle du plateau technique à l'hôpital Sébastopol à Reims. © Radio France - Sophie Constanzer

Hospitalisés pour Covid-19 et parfois passés par la réanimation au CHU de Reims en mars et avril, des patients sont encore suivis à l'hôpital Sébastopol, l'hôpital du CHU de Reims dédié aux soins de suite et de réadaptation. Entre 60 et 70 patients sont suivis, dont un tiers ont été réanimation. Ils gardent des séquelles dues au virus ou aux conséquences de la maladie. Témoignage. 

Le plus difficile c'est d'entendre les gens qui ne pensent pas que ça peut être dangereux -- Didier 

"Après six semaines dans le coma il y a plus grand chose qui fonctionne alors c'est pas directement le Covid, ce sont les conséquences du Covid : plus de marche, plus de déglutition... Quand je suis arrivé ici le 10 juin, je n'avais que mes deux avant bras qui fonctionnaient, donc avec la prise en charge je marche maintenant, avec une seule béquille, les choses de la vie courante comme la toilette je fais ça seul maintenant mais au début c'était pas du tout possible : simplement se brosser les dents c'était une catastrophe", raconte Didier, 57 ans. Il a été hospitalisé pour Covid-19 en avril au CHU de Reims.  

"Depuis trois week-ends j'ai eu la chance de pouvoir rentrer une journée et demi ça fait un bien fou parce que ça sort un peu du contexte quand vous êtes là depuis près de 5 mois", sourit le père de famille, minerve au cou qui ajoute : "le plus difficile ce n'est pas d'en parler, le plus difficile c'est d'entendre les gens qui ne pensent pas que ça peut être dangereux : si c'est grave, ça peut l'être, la preuve... Quand j'entends que le masque  ça sert à rien ça m'énerve, j'ai perdu un ami aussi"

Des patients suivis pendant un an 

Chez Didier, la fatigue est toujours là, comme pour 90 % des patients suivis à l'hôpital Sébastopol par l'équipe du Docteur Amandine Rapin, médecin de physique et réadaptation."Ils sentent qu'ils gardent des difficultés dans les activités quotidiennes, avec des nécessités de siestes pour des gens qui n'en faisaient pas ou de fractionner d'avantage leurs activités. L'autre chose qu'on peut voir pour une part moins importante, environ 20 %, ce sont des difficultés attentionnelles et là dessus on n'a pas toutes les informations pour savoir comment ça va évoluer et quelle en est la cause", explique le Docteur Rapin. 

Reportage à l'hôpital Sébastopol de Reims.

Les patients sont suivis par des médecins, des kinés, des orthophonistes, des ergothérapeutes, ou encore des neuropsychologues. Et l'objectif c'est  d'observer les séquelles, de suivre les patients pendant un an pour comprendre ce qu'il faut ou non attribuer au Covid-19 dans le cadre d'un protocole de recherche auquel participe l'hôpital Sébastopol de Reims. "Après il se posera la question de savoir s'il restera des séquelles pulmonaires, il y a une étude en cours sur le CHU de Reims qui s'appelle Pneumocov et on va voir au long cours ce qu'il va rester, et puis il y a des petites incertitudes qui font qu'on suit les patients avec cette étude Capacov 19 jusqu'à 12 mois", souligne le Docteur Rapin. 

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