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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la majorité des cas décelés dans les Pyrénées-Orientales contaminés en Catalogne du sud

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Sur la douzaine de cas de détectés en une semaine dans les Pyrénées-Orientales, la majeure partie a séjourné "de manière prolongée ou répétitive" en Catalogne du sud, selon le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de Perpignan. La circulation du virus y est particulièrement active.

Une douzaine de cas ont été détectés en une semaine dans les Pyrénées-Orientales
Une douzaine de cas ont été détectés en une semaine dans les Pyrénées-Orientales © Radio France - Olivier Duc

Alors que l'arrivée des vacanciers sur les plages ou les sentiers de randonnée des Pyrénées-Orientales fait craindre un retour du virus dans le département, les autorités sanitaires rappellent que l'un des endroits d'Europe où la propagation de la Covid-19 est actuellement la plus dynamique est... la Catalogne du sud, très fréquentée par les Catalans du nord.

En huit jours, une douzaine de cas ont ainsi été détectés dans les Pyrénées-Orientales. "Pour une large partie d'entre eux, explique Hugues Aumaître, le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de Perpignan, on a pu établir qu'ils avaient séjourné de façon prolongée ou répétitive en Catalogne du sud, dans les délais d'une incubation classique."

La Catalogne du sud face à une flambée de nouveaux cas

Le médecin détaille : "Il s'agit de gens qui habitent dans le département. Un couple est allé trois fois de suite en week-end de l'autre côté de la frontière, d'autres vont y faire leurs courses régulièrement, et un a séjourné à Barcelone durablement." Et tous ont reconnu ne pas avoir respecté les mesures barrières.

"En ce qui concerne le virus, le danger vient par définition des endroits où la circulation virale est intense", rappelle Hugues Aumaître. "En France, elle est relativement modérée, même si elle est en train d'augmenter. Il y a des signaux, notamment en région parisienne. Mais il y a d'autres endroits du monde où la circulation est bien plus dynamique : outre ces personnes qui sont allées en Catalogne du sud, une personne revient du Mexique."

Or, la Catalogne fait face depuis une dizaine de jours à une flambée du nombre de nouveaux cas. Dans la banlieue de Barcelone, la ville de l'Hospitalet de Llobregat a aussi vu bondir le nombre de cas, passés de 31 à 107 en une semaine selon la mairie. La zone de Lleida (Lerida), dans l'intérieur des terres, est l'une des zones qui inquiète le plus la Generalitat. Selon les autorités, ce foyer de contagions est lié aux mouvements de travailleurs saisonniers agricoles qui participent en ce moment aux récoltes de fruits dans le nord de l'Espagne.

Bras de fer sur le reconfinement de Lleida (Lerida)

L'isolement de la zone, décidé le 4 juillet dernier, a permis de "faire baisser le taux de contagion", c'est-à-dire le nombre de personnes que contamine en moyenne une personne positive au virus, a expliqué la responsable régionale de la Santé Alba Verges. Mais le nombre de nouveaux cas a néanmoins continué à augmenter, et surtout, les cas positifs représentent 35% du nombre des tests réalisés, "très au-dessus du reste de la Catalogne", (5 à 9%), a-t-elle souligné.

Ainsi, le gouvernement catalan a décidé de rendre le port du masque obligatoire en toutes circonstances (il est déjà obligatoire dans toute l'Espagne dans les espaces publics fermés et sur la voie publique, lorsqu'il n'est pas possible de maintenir une distance de sécurité d'un mètre et demi avec les autres personnes).

Et depuis ce dimanche, Madrid et Barcelone se sont lancées dans un bras de fer autour du reconfinement de la région de Lleida (Lerida), ordonné par le gouvernement de Quim Torra (le premier depuis la fin du confinement le 21 juin en Espagne). Le Tribunal supérieur de Catalogne a toutefois refusé de ratifier cette décision, la considérant "contraire au droit". Il considère que la région outrepasse ses compétences en limitant la liberté de mouvement des citoyens, car cette décision relève de "la compétence de l'Etat" espagnol.

Le président indépendantiste de Catalogne a aussitôt fait par de sa volonté de passer outre : "Nous ne sommes pas d'accord avec cette décision judiciaire. Nous ne l'acceptons pas", a dit devant la presse Quim Torra, considérant toujours "valide" la mesure de reconfinement de la zone de Lérida.  Il a assuré ne "pas comprendre qu'il puisse y avoir des obstacles bureaucratiques quand il s'agit de décisions prises pour (protéger) la santé et la vie des citoyens".  Le dirigeant indépendantiste a annoncé "un décret-loi afin de pouvoir agir avec la force nécessaire pour combattre le virus".

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