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Covid-19 : la Normandie va déprogrammer 30% des opérations non-urgentes

Le Covid-19 gagne du terrain en Normandie comme partout ailleurs en France. En quelques jours, la situation s'est nettement dégradée dans les cinq départements de notre région. Face à l'augmentation des malades admis en réanimation, les hôpitaux normands vont devoir réduire leur activité normale.

Thomas Deroche, le directeur général de l'agence régionale de santé de Normandie.
Thomas Deroche, le directeur général de l'agence régionale de santé de Normandie. © Radio France - Anne Bertrand

La situation sanitaire se dégrade en Normandie. D'après le directeur de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Thomas Deroche, le taux d'incidence, c'est à dire le nombre de contaminations pour 100.000 habitants, est désormais de 180. La Seine-Maritime reste le département le plus touché, avec un taux d'incidence de 285 dans la métropole de Rouen. Dans le Calvados, il culmine à 205 et même avoisine 250 dans l'agglomération de Caen, soit le seuil qui prévoit normalement le passage en "alerte maximale". A ce sujet là, justement, le premier ministre doit s'exprimer ce jeudi à 17h00 pour annoncer le basculement de plusieurs départements avec à la clef d'éventuels nouveau couvre-feux.

Il faut limiter au maximum la tension dans les services de réanimation

En Normandie, le taux d'occupation des lits de réanimation est lui aussi en forte augmentation. Tous patients confondus, les malades occupent désormais 29% des lits aujourd'hui (soit 35% des lits permanents), contre 26% la semaine dernière. Pire, le CHU de Caen est au bord de la saturation avec seulement trois lits restants. Dans ces conditions, le directeur de l'ARS Thomas Deroche annonce l'ouverture d'une quarantaine de lits supplémentaires en Normandie mais aussi la déprogrammation de 30% des actes chirurgicaux non-urgents. Dans la métropole de Rouen, certains patients non Covid sont d'ores et déjà redirigés vers des cliniques privées de la métropole pour équilibrer les capacités de prise en charge.

"Les services ne sont pas saturés mais l'arrivée des patients atteints du Covid-19 crée de la tension donc il faut limiter au maximum cette tension. Il faut donc faire de la place effectivement car les hospitalisations vont forcément augmenter dans quelques jours" explique Thomas Deroche qui annonce "qu'une quarantaine de lits" supplémentaires vont ouvrir dans les hôpitaux de la région. Au CHU de Rouen, c'est une unité de dix lits de réanimation en plus qui sera prête en fin de semaine. 

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