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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la situation dans les écoles de Haute-Garonne inquiète le syndicat SNUIPP FSU

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Par , , France Bleu Occitanie

Faut-il fermer à nouveau les écoles ? Pour enrayer la progression du Covid-19, des voix s'élèvent pour demander d’avancer de deux semaines les vacances de Pâques. Pour le moment, le gouvernement se refuse à une fermeture. On en parle avec Marie Gascard, co-secrétaire du syndicat SNUIPP FSU 31.

Marie Gascard, co-secrétaire départementale du syndicat SNUIPP FSU 31.
Marie Gascard, co-secrétaire départementale du syndicat SNUIPP FSU 31. © Radio France - Mathieu Ferri

Pour enrayer la progression du Covid-19, des voix s'élèvent pour demander d’avancer de deux semaines les vacances de Pâques. Pour le moment le gouvernement se refuse à une fermeture. On en parle avec Marie Gascard, co-secrétaire du syndicat SNUIPP FSU 31.

Le nombre des contaminations dans l'académie de Toulouse a doublé en l'espace de quinze derniers jours. (914 au 26/03 contre 478 au 12/03 élèves et personnels compris). Est-ce que cela vous inquiète ?

Oui, la situation est critique. Elle se dégrade. Et il n’y a pas de réactions ni de mesures fortes. Le protocole sanitaire est toujours celui du "si possible". Il repose sur les équipes sans aucun moyen mis par l'Éducation nationale pour renforcer le protocole au niveau du brassage, de la distanciation, de la désinfection… On a des retours d’écoles qui nous disent que les effectifs montent à 31-32, c’est en dehors de tout protocole.

Dans les 16 départements confinés, le ministère dit que les classes ferment dès le premier élève malade, il faut que ce soit généralisé sur tout le territoire, y compris en Occitanie ?

Ça permettrait de limiter la propagation du virus. Car quand les équipes alertent sur des inquiétudes et qu'il n'y a pas de réaction rapide ça fait un effet boule de neige. Il faut maintenir la propagation du virus pour éviter les fermetures.

Ce week-end, on a beaucoup parlé de Drancy avec au moins 20 parents d'élèves qui sont morts depuis le début de l'épidémie il y a un an. Ça peut arriver chez nous en Haute-Garonne ?

Pour l’instant les taux d’incidence ne sont pas aussi importants dans notre département. Mais ça fait des mois qu’on demande une anticipation et des moyens supplémentaires notamment pour alléger les groupes dans les classes. On a des effectifs très chargés, des locaux parfois petits, les temps périscolaires qui  ne sont pas en capacité de respecter le protocole mis en place pendant le temps scolaire...

Vous demandez la fermeture des écoles par précaution ?

C’est aux autorités de santé de décider. Si elles disent qu'il faut fermer, oui. Aujourd’hui, dans bon nombre de départements, on est au pied du mur. On en est à ce point-là. Le gouvernement veut maintenir coûte que coûte les écoles ouvertes dans un objectif économique, mais pour nous, il fallait se battre pour éviter les inégalités. Donc si on avait pu éviter d’en arriver à la situation dans laquelle on est, ça aurait été plus profitable pour les élèves des milieux populaires.

Il y a de l’angoisse, vous la ressentez ?

Oui, il y a de l'angoisse. Prenons l’exemple des tests salivaires mis en place dans notre département. On l'a réclamé pendant des mois. La cellule santé du rectorat cible des écoles, mais y a des écoles avec de grosses inquiétudes, avec plus d'un tiers d'élèves malades ou absents et donc les collègues sollicitent pour avoir des tests salivaires en urgence, mais comme il y a un plan de programmation sur les écoles il n'y a pas de réactivité. Pour nous, il faut plus de tests et plus ciblés sur les écoles clusters où les familles ont beaucoup d’inquiétude.

Les enseignants doivent-ils être prioritaires pour la vaccination ?

Nous, c'est ce qu'on porte oui. Notre pétition a recueilli énormément de signatures. Les vaccinations arrivent un peu tard, c'est regrettable, car c'est un des leviers qui permet de maintenir les écoles ouvertes.

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