Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Covid-19 : la traque des variants s'accélère en Moselle

-
Par , France Bleu Lorraine Nord

Les laboratoires EspaceBio de Lorraine pourront, dés ce jeudi 4 février, rechercher et identifier les variants du Covid-19 chez les patients testés.

Une cabine dédiée au dépistage au Covid-19 est installée devant le laboratoire Place du Quarteau à Metz
Une cabine dédiée au dépistage au Covid-19 est installée devant le laboratoire Place du Quarteau à Metz © Radio France - Elodie Rabelle

C'est une étape majeure pour se faire une idée précise de la présence et de la circulation des variants du Covid-19 : le déploiement progressifs de tests PCR capables de les détecter. Ainsi, les laboratoires EspaceBio réaliseront la recherche des nouveaux variants sur l’ensemble de leurs plateaux techniques situés à Metz, St Avold, Laxou et Bar-Le-Duc à partir de ce jeudi 4 février. 

Tests de "criblage"

EspaceBio dispose de 54 points de prélèvements en Lorraine, dont 26 en Moselle et dans le Pays Haut. La recherche systématique des variants se fera sur tous les échantillons testés positifs à la Covid-19. Les laboratoires utiliseront pour cela de nouveaux kits de "criblage" permettant de déterminer s’il s’agit d’un variant dit "anglais", "sud-africain" ou "brésilien." 

Pour le patient, cela ne changera rien : un seul et unique prélèvement avec un écouvillon dans le nez. Le délai pour avoir connaissance des résultats restera de 24h, 48h maximum avec les tests PCR de criblage. "On fait une deuxième PCR sur le même prélèvement, mais avec un réactif différent, explique Jean-Philippe Rault, biologiste à EspaceBio et invité de France Bleu Lorraine ce jeudi. Ce réactif va permettre de dire si on a un variant anglais ou sud-africain." 

une photographie beaucoup plus précise, plus réactive et plus actuelle de ces variants"

Les règles d'isolement restent les mêmes qu'on soit positif à la version classique du Covid ou au variant : "la quarantaine de sept jours ne change pas, les mesures barrières non plus, ni les traitements pour les patients qui seront malheureusement hospitalisés", précise le biologiste. L'idée, avec ces nouveaux tests, c'est d'avoir "une photographie beaucoup plus précise, plus réactive et plus actuelle de ces variants" a priori beaucoup plus contagieux.

Déjà des variants en Moselle

Deux enquêtes "flash", début et fin janvier, ont été lancées par les autorité de santé afin de mesurer la diffusion de ces variants. Selon l'Agence Régionale de Santé du Grand Est, la première enquête a révélé la présence de variant chez 1,1% des cas positifs dans la région. "La Moselle était la moins touchée, mais il faut bien voir que tout cela est dépendant du nombre de plateformes de séquençage que l'on a sur le territoire. Forcément, ce chiffre est sous-estimé," précise Jean-Philippe Rault.

Les résultats de la seconde enquête ne sont pas encore connus dans le détail, mais selon le virologue Bruno Lina, le variant anglais serait de près de 14% en France, voire 20% dans le Grand Est. Mardi, 2 février, l'ARS  indiquait également qu'un cas de variant avait été décelé en Moselle, mais depuis, plusieurs autres se sont révélés en Moselle Est notamment. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess