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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : le CHR de Metz-Thionville s'apprête (enfin) à reprendre une activité normale

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Le centre hospitalier régional (CHR) de Metz-Thionville va enfin pouvoir reprogrammer les opérations décalées ces quinze derniers mois à cause de la crise sanitaire. 3.000 opérations ont été ajournées, pour permettre aux équipes médicales de se concentrer sur l'épidémie de coronavirus.

L’hôpital de Mercy, près de Metz, s’apprête à reprendre une activité quasi normale après plus d’un an de crise Covid
L’hôpital de Mercy, près de Metz, s’apprête à reprendre une activité quasi normale après plus d’un an de crise Covid © Radio France - Julie Seniura

Le centre hospitalier régional de Metz Thionville s'apprête enfin à reprendre une activité à peu près normale, après plus d'un an de crise Covid. Il peut reprogrammer les opérations qui avaient dû être reportées ces quinze derniers mois : il y en a eu 3.000

Le plan blanc doit être levé cette semaine, ce qui va donner de l'air aux différents services. Et les personnels mobilisés dans les unités covid ou en réanimation vont pouvoir retrouver leur place initiale. Mais tout ne va pas se faire en un jour. 

Objectif 100% des capacités cet automne

Hors urgences et cancérologie, seulement la moitié des opérations programmées ont été maintenues. "On vise les 80% cet été, et les 100% pour cet automne", affirme Elisabeth Gloaguen, la directrice qui coordonne les soins au CHR de Metz Thionville. Mais hors de question de rogner sur les congés d'été des personnels de l'hôpital : ils partiront bien en vacances cet été, ils en ont grandement besoin.

Mais il va falloir des mois, voire des années pour rattraper le temps perdu... Car des soins reportés hier peuvent devenir urgents aujourd'hui : "La chirurgie fonctionnelle, par exemple, comme une prothèse de genou ou de hanche, peut devenir urgente car au quotidien, la pathologie devient très invalidante", explique Marie-France Oliéric, la présidente de la commission médicale d'établissement (CME) du CHR.

Tous les services ont été impactés par ces retards et reports, car mobilisés dans la lutte contre la Covid-19 : il y a eu des lits Covid dans chacun d'eux, et les blocs opératoires ont pour beaucoup été fermés. "En urologie, par exemple, la prise en charge de l'incontinence a été reportée. En gynécologie, les coelioscopies pour les ligatures des trompes, également. En ORL, les amygdalectomies... Toutes les spécialités ont été impactées", indique Marie-France Oliéric.

Les patients avaient parfaitement compris la nécessité de déprogrammer les opérations lors de la première vague, au printemps 2020. "Ils avaient peur se rendre à l'hôpital, de crainte d'être confrontés à la Covid, donc ça ne les gênait pas", ajoute Marie-France Oliéric. Mais certaines opérations ont été reportées une deuxième fois lors du deuxième confinement, certaines même une troisième fois... L'impatience commence logiquement à se faire sentir.

Prendre en charge les "covid longs"

Prochain défi, pour l'hôpital : accompagner les patients atteints de "covid long", ces symptômes toujours présents des mois après avoir guéri. Il va falloir mettre en place des consultations, voire des lits de soins de suite pour ces patients : "Problèmes respiratoires, de sommeil, de mémoire, sans oublier l'accompagnement psychologique... Il faut qu'ils soient suivis par des spécialistes. Qu'il y ait au moins un hôpital, sur un territoire, qui prenne en charge ces patients", explique Elisabeth Gloaguen.

Et en cas de nouvelle vague de covid, le CHR de Metz-Thionville doit pouvoir réarmer des lits de réanimation en 48 heures.

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