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Covid-19 : Le directeur de l’hôpital de Beauvais espère que le couvre-feu va "casser l’évolution épidémique"

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Par , France Bleu Picardie

Le département de l'Oise a basculé sous le régime du couvre-feu ce week-end. Les autorités espèrent ainsi limiter la propagation du virus.

L'entrée du centre hospitalier de Beauvais
L'entrée du centre hospitalier de Beauvais © Radio France - Fred Haslin

Les sorties entre 21 heures et 6 heurs du matin sont désormais interdites dans l'Oise. Le gouvernement a ordonné le placement de 54 départements sous couvre-feu pour tenter de ralentir la pandémie. Eric Guyader, le directeur de l’hôpital Simone Veil de Beauvais, était l’invité de France Bleu Picardie. Il espère que cette nouvelle restriction sanitaire aura des effets bénéfiques : « C’est une mesure qui vient en complément des gestes barrière et de la distanciation sociale. On espère que ça viendra casser l’évolution épidémique du virus. » 

Eviter la saturation des structures hospitalières

L’un des enjeux de ce couvre-feu est d’éviter l'asphyxie des hôpitaux. L’hôpital de Beauvais n’est pas encore au maximum de ses capacités d’accueil, selon Eric Guyader : « Nous avons une trentaine de patients Covid-19 hospitalisés en secteur conventionnel depuis une quinzaine de jours. Ce chiffre augmente progressivement. En réanimation, on varie entre 7 et 10 patients, là aussi avec une montée en charge progressive. Nous sommes dimensionnés pour accueillir jusqu’à 25 patients en réanimation. Mais nous travaillons avec les autres établissements de l’Oise : il y a une coordination avec les hôpitaux de Creil, de Compiègne de façon à ajuster notre potentiel en réanimation. En temps normal, sur toutes ces structures on a une quarantaine de lits en réanimation, aujourd’hui nous sommes à près de _70 lits pour l’ensemble du département_. Nous travaillons aussi avec le secteur privé : nous sommes face à une épidémie qui justifie une parfaite coopération entre les secteurs publics et privés. Et je peux vous assurer que dans l’Oise, les choses se passent bien ; nous travaillons parfaitement avec les cliniques du département. » 

Vers un reconfinement local ?

Eric Guyader a aussi évoqué la façon dont les personnels de l’hôpital de Beauvais affrontent cette deuxième vague. Pour l’instant, l’établissement n’est pas encore passé au niveau 2 du Plan blanc : il n’a pas eu besoin d’appeler des salariés en renfort. Quant à l’hypothèse d’un reconfinement local, évoqué par certains scientifiques pour freiner l’épidémie, Eric Guyader n’est pas à Beauvais : « Je pense qu’aujourd’hui, nous ne sommes dans cette situation. Mais je ne peux pas anticiper sur ce qui va se passer dans les semaines qui viennent. Ce que l’on espère, c’est que le respect des gestes barrière et du couvre-feu permettront d’éviter ce type de mesures qu’on va qualifier d’extrême et qui aurait des impacts économiques et sociaux. »

L’interview complète d’Eric Guyader est à réécouter ici.

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