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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid 19 : le Finistère pourrait prendre de nouvelles mesures de restriction

Les chiffres de contamination au coronavirus ne sont pas bons dans le Finistère. Plusieurs petits foyers épidémiques ont été découverts, surtout dans le nord du département. Pour ralentir la circulation du virus, le préfet envisage de nouvelles mesures dans les prochains jours.

Affiche pour masque obligatoire (illustration en l'occurence sur une église)
Affiche pour masque obligatoire (illustration en l'occurence sur une église) © Radio France - Aurélie Lagain

Depuis le week-end du 14 juillet (dès le 11 même), on assiste a une "brusque augmentation", du nombre de malade du coronavirus en Bretagne, dans le Finistère et en particulier dans le nord du département (44 cas rien que sur le territoire de Brest Métropole, 23 cas dans le Pays d'Iroise et 14 dans le Pays des Abers). 839 personnes ont été testées positives depuis le début de l'épidémie.

Le taux de positivité des tests est élevé, à 3,1% dans le Finistère, il s'agit du record régional. "On est au dessus de la moyenne nationale, mais en dessous du seuil d'alerte situé à 5%", explique le Délégué départemental de l'ARS Bretagne, Jean-Paul Mongeat, "Il y a une circulation du virus qu'on peut qualifier d'importante, donc il faut être très vigilant".

Une quarantaine de situations compliquées

L'Agence régionale de Santé évoque "39 situations qu'on surveille, où il y a plus de 10 cas contacts avec des risques élevés". Le département enregistre aussi des cas dans les Ehpad : "On a 10 ehpad avec au moins un cas confirmé parmi le personnel ou les résidents".

Une halte garderie, et des centres de loisirs sont également touchés dans le Finistère, avec des cas confirmés. C'est également le cas de trois collectivités locales, et de trois entreprises privées. Les autorités appellent notamment à la prudence lors des fête de famille, et regroupements amicaux : "C'est à la population dans son ensemble d'être très rigoureuse et vigilante."

A chaque cas positif, des enquêtes minutieuses sont menées par l'ARS, l'Assurance maladie et le CHRU de Brest afin de retrouver les personnes contact. Un "travail de fourmi" qui deviendra "très compliqué" voire impossible si le nombre de cas double ou triple. D'où l'importance de freiner la propagation de l'épidémie.

Appel au bon sens

Le Préfet du Finistère dénonce "un certain relâchement" dans le port du masque. "Le principal vecteur de propagation du virus, explique Pascal Lelarge, c'est le brassage de population lié aux vacances. On est souvent pris à défaut dans une réunion familiale ou amicale, on est en confiance et les gestes barrières tombent". Il lance "un appel au bon sens" et à la responsabilité de tous, mais reconnait que "ça ne suffit pas".

Alors plusieurs mesures "localisées et pragmatiques" devraient être prises dans les prochains jours, en fonction de l'évolution de la situation sanitaire. Dès mardi, la préfecture devrait limiter la taille des groupes dans les accueils collectifs de mineurs (crèches, halte-garderies, centres de loisirs, colonies de vacances...). "Du bon sens" selon le Préfet, qui explique qu'en cas de test positif cela limiterait le nombre de personnes à tester, même s'il reconnait que ça peut poser des problèmes d'encadrement.

Autre décision : les bars ne pourront plus fermer à 2h du matin et les buvettes seront interdites lors des rencontres sportives. 

Des restrictions d'accès aux plages ?

"Si la situation continue à évoluer défavorablement, et que le département devait basculer dans les départements orange, ce qui n'est pas impossible, et même envisageable à court terme, on a certains endroits où on pourra imposer le port du masque", ajoute le représentant de l'Etat. Il évoque le cas de la ville close de Concarneau, qui est très fréquentée pendant l'été.

Parmi les lieux sous forte surveillance, les plages. "Si on a des week-end avec une très forte chaleur, il faudra sécuriser les accès aux plages les plus fréquentées, comme Trégana ou le Trez Hir, où il y a beaucoup beaucoup de monde." Pascal Lelarge explique qu'il faudra parfois organiser un sens de circulation, comme au moment de la réouverture des plages, et gérer les accès et les parkings.

Enfin, le préfet a aussi évoqué la possibilité de sanctions pénales, en accord avec les procureurs, pour les malades qui refuseraient de s'isoler. Il y en a eu plusieurs ces derniers jours dans le département.

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