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Covid-19 : le risque du plan blanc

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Par , France Bleu RCFM

Reporter, déprogrammer, les interventions non Covid c’est ce que l’Agence Régionale de Santé, les hôpitaux et les établissements privés veulent absolument éviter. Les patients « non urgents » de la première vague pourraient désormais être en danger.

"Nos établissements sont prêts à reprendre la coopération telle que nous l’avions initiée en mars" Docteur Jean Canarelli, président de la Fédération de l'hospitalisation privée de Corse
"Nos établissements sont prêts à reprendre la coopération telle que nous l’avions initiée en mars" Docteur Jean Canarelli, président de la Fédération de l'hospitalisation privée de Corse © Radio France - Radio France

Depuis le début de la crise les cliniques sont liées au secteur public par convention afin de pouvoir mettre à disposition locaux et personnels si la situation l’exigeait seulement cela occasionnerait le report et la déprogrammation de nombreuses interventions sans liens avec la Covid mais tout aussi vitales dans ces établissements également. 

Double enjeu

Un retard des prises en charge dites « non urgentes » qui a déjà eu lieu lors de la première vague de l’épidémie et qu’il faut « absolument prendre en compte aujourd’hui » selon le représentant de ces établissements de santé privés en Corse, le Docteur Jean Canarelli. En effet désormais contenir l’épidémie est également un enjeu majeur pour ces autres malades soignés en cancérologie par exemple. 

Le docteur Jean Canarelli, président de la Fédération de l'hospitalisation privée de Corse
Le docteur Jean Canarelli, président de la Fédération de l'hospitalisation privée de Corse - FHP

Le docteur Jean Canarelli, président de la Fédération de l'hospitalisation privée de Corse

« Nos établissements sont prêts à reprendre la coopération telle que nous l’avions initiée en mars/ avril avec des patients qui peuvent descendre dans nos établissements ou des médecins qui peuvent aller vers les établissements qui prennent en charge les Covid. Mais nous gérons aujourd’hui un autre problème, tous les patients qui ont été retardés en mars, avril, mai qu’il faut prendre aujourd’hui en charge sous peine d’un risque de perte de chance qui aggraverait encore la situation, je pense en particulier aux patients en cancérologie mais dans beaucoup d’autres spécialités il y avait des patients qui étaient semi urgents qu’aujourd’hui il faut vraiment prendre en charge. Nous avons donc deux problèmes à régler celui lié à la Covid et celui du retard de traitement et de prise en charge qu’il faut impérativement arriver à prendre en compte. » 

Une région vulnérable

Une épidémie dont les indicateurs dans l’ile ne sont pas bons, un taux d’incidence de 200 cas pour 100 000 habitants, un R-effectif de 2 c’est-à-dire deux personnes contaminées par un même cas initial, c’est le plus élevé du pays, mais aussi 41 hospitalisations dont 9 en réanimation à ce jour, portant le taux d’occupation de ces services à 33%. L’ile est considérée en situation élevée de vulnérabilité compte tenu de l’agrégation de tous les indicateurs disponibles et en cas de dégradation nouvelle de la situation sanitaire c’est l’Agence Régionale de Santé qui déclencherait le plan blanc. 60 lits de réanimation pourraient alors être mobilisés en dépit des prises en charges « hors Covid ».

Données hospitalières Corse au 18/10/20
Données hospitalières Corse au 18/10/20 - Santé Publique France

Au printemps dernier le plateau technique de Clinisud à Ajaccio avait largement été partagé avec l’hôpital de la Miséricorde, et à Bastia les établissements Maymard et la polyclinique de Furiani étaient également prêts à accueillir les urgences de Falcunaghja mettant aussi à disposition du personnel, notamment des infirmiers anesthésistes. 

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